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Pillars of Eternity

Piliers de conteurs

Genre :

Dernière MaJ : 22/09/2020

Pillars of Eternity représente beaucoup. Le retour du CRPG à l’ancienne, de Baldur’s Gate 3, de Donjons et Dragons sur PC ou carrément celui du messie selon le degré de fanatisme des joueurs à qui vous posez la question. Rentrer dans cet univers gigantesque où votre personnage devra se faire une place est un peu intimidant, surtout quand il faut apprendre à maîtriser les règles proche de Donjons & Dragons en même temps. Et c’est là qu’on peut vous aider.

Liens utiles

1. Introduction au jeu

Présentation

Résumé du principe du jeu

Dans un vaste monde médiéval-fantastique, le joueur incarne un aventurier parti à la recherche de gloire, fortune et saucisses grillées. Il sera vite happé par une histoire qui le dépasse, et qui le conduira à visiter une grande partie du monde avec ses compagnons tout en rencontrant des dizaines d’interlocuteurs et en affrontant de nombreux ennemis dans des combats proches de ceux de Donjons & Dragons.

Déroulement d’une partie

La progression du joueur se mesure surtout en niveaux : d’abord niveau 1 après avoir créé avec soin son personnage, le héros passe ensuite niveau 2, niveau 3, et ainsi de suite au fur et à mesure qu’il accomplit les quêtes que lui donnent les personnages non-joueurs (PNJ). Au fil de son aventure, le joueur recrutera aussi des compagnons, pour former un groupe de maximum six personnes qui combattent ensemble. Résoudre des parties de la quête principale – le fil rouge de l’histoire du jeu – donne également accès à de nouvelles zones de la carte.

Bien configurer

Options à connaître

La langue du jeu se règle directement dans le menu d’options, et non pas en faisant un clic-droit sur le jeu dans votre bibliothèque Steam (pour ceux qui avaient l’habitude de faire comme cela).

Comme vous le verrez dans notre section dédiée aux combats, la pause automatique présente des avantages et des inconvénients. Il y a toutefois un paramètre qui nous parait fondamental : la pause automatique quand un objet caché est dévoilé – parce que vous étiez en mode discrétion et que vous avez donc repéré un piège ou un mécanisme secret. D’autres joueurs trouvent la pause automatique quand un ennemi est en vue très utile, pour nous, elle est aussi assez gênante et peut parfois casser le rythme du jeu – sans nier son utilité pour autant.

Nous vous conseillons d’activer l’option de “restreindre la planque“, qui est un inventaire à distance utilisable n’importe quand et vous permet de stocker à loisir tout ce que vous trouvez. Cette planque déséquilibre le jeu, car elle vous permet d’amasser un maximum d’objets. La restreindre vous empêche d’y accéder en pleine cambrousse, ce qui est déjà un pas dans la bonne direction. Beaucoup de joueurs se plaignent que l’argent perd sa valeur car il abonde en fin de partie : c’est la faute de la planque. Toujours dans le thème du ramassage, pensez à augmenter au maximum le curseur de l’area loot radius qui vous permettra de dépouiller en même temps tous les cadavres à 8 mètres à la ronde au lieu de les faire un par un.

Raccourcis claviers

Plusieurs raccourcis sont absolument indispensables au joueur :

  • TAB affiche les objets interactifs sur la carte : étagères à fouiller, descriptions à lire, cadavres au sol…
  • D double la vitesse du jeu : s’il vaut mieux éviter d’utiliser cette touche pendant les phases délicates (et notamment les combats), le gain de temps est très précieux quand il s’agit de traverser des zones entières qui sont déjà explorées.
  • F5 et son confrère F8 permettent la sauvegarde rapide et le chargement rapide , d’une utilité suprême pour tous ceux qui ne veulent pas se fatiguer à aller dans le menu de sauvegarde toutes les deux minutes (mais précisons que la sauvegarde automatique du jeu est très correcte, sans toutefois vous permettre de vous reposer entièrement dessus).
  • La barre d’espace met en pause le jeu.

2. Création de personnage

Classes

Ce qui caractérise le plus un personnage de Pillars of Eternity, c’est sa classe : c’est elle qui définira à quelles aptitudes, à quels sorts et à quelles compétences il aura accès. Bien connaître – et choisir avec soin – la classe de votre personnage est donc primordial pour réussir les combats au mieux et vous orienter vers un style de jeu qui vous plaira. Il faut impérativement commencer par choisir la classe de votre perso, car c’est de celle-ci (et des attributs dont elle dépend) que découlent la race et la culture que vous allez choisir.

Barbare

Le barbare est le guerrier très offensif du groupe. Pendant qu’il utilise ses (nombreuses) aptitudes pour maraver la gueule des ennemis, il ne peut compter que sur son nombre très élevé de points de vie pour survivre. Il ne se substitue donc pas au combattant (autre classe guerrière, mais axée sur la défense) et a besoin d’autres personnages dans le groupe pour partager les blessures. Son côté agressif est tel que ses coups font tous des dégâts de zone, qui touchent plusieurs adversaires à la fois, et qu’il peut même devenir berzerk, multipliant sa force mais masquant sa barre de vie en même temps… Il s’agit donc d’un personnage très intéressant à jouer, mais pas aussi simpliste qu’on pourrait le croire.

Il est difficile de sacrifier certains attributs du barbare, car sa seule ligne de défense est son nombre élevé de points de vie. Si en plus vous rognez sur ses résistances (en baissant la détermination, l’intelligence, la perception…) alors vous l’envoyez déjà au casse-pipe. Augmentez donc sa constitution – il s’agit de la classe de personnage qui bénéficie le plus du bonus de pourcentage de points de vie – mais gardez suffisamment de points pour améliorer sa puissance (pour faire des dégâts) et sa dextérité (pour taper vite). Résistez vraiment à la tentation de baisser l’intelligence : vous diminueriez la zone d’effet de ses coups de base qui tapent en dégâts de zone. Quant à sa perception, elle est très pratique pour augmenter les chances d’interrompre l’adversaire et lui donner un peu de résistance à la marge.

Chanteur

Les chanteurs – ou incantateurs – composent des chants qu’il commencent à entonner dès le début de chaque combat. C’est vous qui sélectionnez les couplets et l’ordre dans lequel ils doivent les réciter, chaque couplet (une simple phrase) donnant des bonus aux alliés ou des malus aux ennemis. Au bout d’un certain nombre de phrases chantées, le chanteur a accès à des invocations : des sorts que vous pouvez lancer pour appeler un allié supplémentaire au combat ou infliger une puissante malédiction aux adversaires. Comme il donne de nombreux bonus à ses alliés, le chanteur est souvent important à conserver en vie et est généralement résistant, en plus de pouvoir infliger des dégâts corrects avec une arme à deux mains par exemple.

L’attribut à privilégier chez le chanteur est l’intelligence, qui améliore tous ses sorts. Une fois l’intelligence maxée, la détermination peut être augmentée pour résister un peu plus aux interruptions, puis la constitution afin de pouvoir tanker à la marge et rester en vie pour continuer à faire profiter ses compagnons de ses bonus jusqu’à la fin du combat.

Vous rencontrerez un chanteur recrutable dans le premier acte du jeu.

Clairvoyant

Classe très originale et très populaire parmi les joueurs, le Clairvoyant est un guerrier qui aime bien se la raconter en lançant des sorts. Enfin, pas des sorts, mais des pouvoirs psychiques, qui coûtent un certain nombre de points de concentration, lesquels s’accumulent quand le Clairvoyant tape ses ennemis. Tout l’intérêt de cet hybride mi-guerrier mi-magicien réside dans sa panoplie très hétéroclite de sortilèges, qui va chercher dans la défense, l’utilitaire, les charmes, les aveuglements, bref tout ce qui se fait d’étrange et d’inhabituel pour aider ses potes et gêner ses adversaires.

L’attribut à privilégier chez le Clairvoyant est évidemment l’intelligence, qui améliore la durée des sorts et leur zone d’effet. Il faut la combiner avec de la dextérité, qui augmente sa vitesse – à ne pas négliger car ce personnage est plutôt lent – et de la puissance pour que son côté guerrier brutal soit efficace.

Druide

L’un des plus complexes et des plus puissants lanceurs de sorts, le druide ne se contente pas de rester loin de la mêlée en jetant des tempêtes de feu par-ci par-là. Si ses sorts sont résolument offensifs ou gênants pour les ennemis, il peut aussi se changer en l’animal de son choix (sélectionné à la création du perso) pour se jeter dans la mêlée à mains nues, tout en étant toujours capable de lancer des sorts. Dans ses moments-là, il profitera d’ailleurs de ses auras très agressives qui affecteront tous les adversaires proches.

Il lui faudra de la puissance pour faire des dégâts, donc lâchez-vous sur cet attribut. C’est ensuite l’intelligence qu’il faudra privilégier, en particulier si vous comptez beaucoup vous servir des auras. La dextérité vous permettra aussi d’être plus efficace en forme animale, mais sachez que vous devrez aussi vous reposer sur la constitution pour survivre.

Combattant

Ce n’est pas pour rien si le combattant est la classe par défaut que vous donne le jeu quand vous démarrez la création de perso : il est très simple à jouer. C’est un guerrier plutôt orienté résistance, ce qu’on appelle un off-tank, et qui vise donc à encaisser en tête de cortège pendant que ses potes maravent les adversaires. Pour ça, il dispose évidemment d’attributs qui augmentent sa résistance et il régénère son endurance en permanence, mais il peut aussi compter sur des compétences modales (que vous choisissez d’activer ou pas pendant les combats) qui lui donnent de gros bonus à la résistance tout en minorant sa capacité offensive. Il n’aura pas beaucoup d’autres options en bataille, à part une très chouette capacité qui lui permet de projeter au sol les ennemis. Il s’agit donc d’un excellent choix pour les débutants, car ce personnage à la fois solide et utile ne demande pas beaucoup de micro-gestion.

Deux attributs sont fondamentaux pour le combattant : la perception et la détermination, qui augmentent trois des quatre types de résistance (déviation, réflexe et volonté). Mettre quelques points en constitution est également important pour augmenter ses points de vie. Ceux qui veulent que leur combattant fasse beaucoup de dégâts (d’ailleurs, donnez-lui une arme à deux mains, il fera du bon boulot) augmenteront aussi un peu la puissance – les quelques points à gratter peuvent se prendre en intelligence, mais pas trop en dextérité.

Vous rencontrerez un combattant recrutable dans le premier acte du jeu.

Moine

Personnage assez compliqué et peu populaire, le moine ne peut utiliser ses compétences qu’à partir du moment où il prend des coups. Ceux-ci créent des “blessures”, consommées par les aptitudes du personnage. La difficulté est donc de réussir à faire suffisamment morfler le moine pour qu’il soit utile, mais sans pour autant le tuer. Pour cette raison, on les voit peu souvent avec une armure ; leur extraordinaire bonus au combat à mains nues leur permet également d’être de bons guerriers au corps-à-corps, et très rapides puisque aucune armure ne les gêne. Le mieux reste de les utiliser à moitié en tanks – quitte à ce que quelqu’un prenne des dégâts, autant que ce soit lui, il en a besoin – et à moitié en combattant monocible, domaine où il excelle.

C’est évidemment la constitution qui prime chez le moine, qui a besoin de beaucoup de points de vie ; vient ensuite la dextérité qui lui permet de frapper vite et la puissance qui lui permet de frapper fort. Une fois ces attributs généreusement arrosés, c’est la perception qui est à privilégier puisque votre personnage aura un peu plus de défense et beaucoup plus de chances d’interrompre les ennemis, notamment les mages.

Paladin

Ah, le paladin, toujours là pour défendre aveuglément la veuve et l’orphelin. Eh bien non, pas dans Pillars of Eternity. En créant un paladin, vous devez choisir son ordre religieux : de puissants bonus et malus de défense s’appliqueront ensuite selon la capacité du personnage à suivre les convictions de son ordre. Et si certains sont bons et généreux, vous pouvez aussi prêter allégeance à une compagnie sans foi ni loi qui récompense la cruauté et la malveillance en général. Assurez-vous donc de suivre l’ordre qui correspondra le plus à vos choix en jeu (notamment en dialogue, où il faudra choisir à chaque fois les réponses adaptées). En combat, le paladin a surtout un rôle défensif et utilitaire, qui encaisse pour les alliés tout en les soutenant avec des auras et des compétences qui les aident, notamment avec des soins.

Les attributs à choisir pour le paladin sont assez classiques : prenez tout ce qui s’apparente à de la défense, donc en particulier la perception et la détermination en combinaison avec de la constitution. Si vous voulez faire des dégâts, vous serez aussi bien inspiré de prendre de la puissance. Voyez aussi en fonction de votre ordre : si vous rejoignez une compagnie de paladins sanguinaires, prendre un maximum de puissance sera utile pour débloquer des options d’intimidation dans les dialogues.

Prêtre

Attention, contrairement aux idées reçues sur le prêtre ou le clerc, ce n’est pas un très bon combattant. Il se fait tuer en deux baffes, et sera plus utile avec une arme à distance. Par contre, il dispose d’un éventail de sorts de soins ou de bonus apportés aux alliés qui en font un compagnon très puissant. Ses compétences varient évidemment selon le dieu auquel il a prêté allégeance (vous le choisissez à la création du perso) et certaines sont aussi personnalisables au gré des niveaux.

La puissance sera de mise pour le prêtre, puisqu’elle influe sur la qualité des sorts de soin. C’est ensuite l’intelligence qu’il sera important de maximiser, pour avoir des sorts toujours plus longs et toujours plus grands. La détermination lui permettra de ne pas être interrompu si vous le placez en première ligne, mais honnêtement, c’est une mauvaise idée. Préférez la dextérité pour améliorer sa vitesse.

Vous rencontrerez un prêtre recrutable dans le premier acte du jeu.

Rôdeur

Une classe assez décevante qui est peu aimée des joueurs, malgré un très bon potentiel. Le rôdeur est très bon à distance, puisqu’il a un bonus de précision qui manque aux autres classes, et est généralement assez efficace quand il s’agit de faire des dégâts à une cible à la fois – même si beaucoup lui préfèrent un bandit (rogue) avec un arc. Il est relativement lent, et ne dispose pas de beaucoup de compétences pour pimenter les combats. Son atout principal, c’est son animal de compagnie – choisi à la création du personnage – qui se dirige comme un membre normal du groupe et peut donc vous octroyer une supériorité numérique qui n’est pas négligeable. Le problème, c’est que ces animaux sont souvent faibles et donnent un énorme malus au rôdeur quand ils sont mis K.O. On notera quand même l’ours, un animal très résistant qui sera donc utile dans toutes les batailles.

Comme le rôdeur fait piou-piou avec son arc loin du combat, vous pouvez vous permettre de baisser toutes ses défenses et sa constitution au profit de ses dégâts bruts : c’est parti donc pour la puissance et pour la dextérité, indispensable pour tirer plus vite (les armes à distance sont excellentes, mais très lentes). Ces deux attributs étant maximisés, vous pouvez aussi augmenter la perception qui augmente les chances d’interrompre (pratique en ciblant les mages adverses) et améliore l’esquive – ce qui est bien vu puisque à l’arrière votre rôdeur risque surtout de se manger des flèches. Même raisonnement pour l’intelligence qui augmentera la protection contre les sorts.

Vous rencontrerez un rôdeur recrutable dans le premier acte du jeu.

Bandit

Ce voleur – qui ne vole pas et n’a pas de bonus particulier concernant les pièges, disons-le tout net – est un excellent combattant, car il compense son extrême fragilité par une mobilité et une panoplie de compétences tactiques très fournie. Les bandits font des dégâts supplémentaires sur les ennemis atteints par un effet négatif, ce qui permet des synergies très intéressantes avec tous les autres personnages. A haut niveau, ils peuvent aussi se rendre invisibles en combat, et ont des bonus énormes sur les cibles proches de dos. Ils ont beaucoup de compétences à utiliser et demandent donc beaucoup d’attention, peut-être trop pour un joueur néophyte, mais ils valent largement cet investissement : pour beaucoup, il s’agit de la classe la plus puissante du jeu, mais aussi de l’une des plus compliquée à gérer à cause de ce foisonnement de possibilités tactiques et de cette fragilité qui les caractérise.Vous voudrez évidemment de la puissance pour faire des dégâts monstrueux, et de la dextérité qui vous servira à attaquer rapidement tout en glanant quelques défenses toujours utiles. Idem pour la constitution et la perception. S’il vous reste quelques points, l’intelligence peut être un bon choix afin d’augmenter la durée des effets négatifs sur les ennemis.

Magicien

Ce magicien se distingue du Clairvoyant par son arsenal de sort plutôt orienté dégâts qu’utilitaires et contrôles. C’est là qu’on retrouve les grands classiques du genre, comme la boule de feu, le projectile glacial et l’éclair foudroyant. Et justement, le magicien ne fait pas dans la dentelle, c’est lui qu’il faut aller voir quand on veut faire des dégâts, et surtout des dégâts de zone. Il peut tirer à distance avec son sceptre et lancer des sorts depuis l’arrière, ce qui fait qu’il est souvent fragile car optimisé pour l’attaque plutôt que pour la défense. D’ailleurs, attention, les ennemis (IA) ont tendance à cibler en priorité les mages, et on ne peut pas trop leur donner tort. Une équipe bien équilibrée ne peut donc pas avoir beaucoup de mages, car ils ont trop besoin de compagnons pour faire de l’utilitaire et de la résistance à leurs côtés.

Pour les dégâts, le mage voudra évidemment avoir de la puissance, et un peu de dextérité pour sa rapidité à lancer des sorts. Sacrifiez la résistance et donnez-lui de l’intelligence, extraordinairement utile pour la durée et la taille de ses sorts. Encore une fois, attention, ce personnage est en carton et vous devez vous arranger pour qu’il ne prenne pas de coups.

Vous rencontrerez un magicien recrutable dans le premier acte du jeu.

Principes de la création de personnage

Les attributs – puissance, dextérité, etc. – sont fixes : vous ne gagnez pas de nouveaux points à répartir dedans en montant en niveau. Par contre, ils pourront être altérés par votre équipement si celui-ci octroie des bonus particuliers. Il est donc assez important de ne pas vous louper à la création du personnage. D’un autre côté, il ne faut pas avoir peur de tester de nouvelles combinaisons : après tout, votre équipe comptera cinq compagnons en plus de votre perso, et si vous vous foirez complètement – ce qui est peu probable – il restera toujours cinq alliés pour faire le boulot.

Certains débutants n’osent pas créer le personnage de leurs rêves par crainte de passer à côté du jeu. C’est un scrupule infondé. N’ayez pas peur de vous fermer des portes en mettant de côté l’intellect : si les attributs détermination et intelligence sont bien utiles aux dialogues (la détermination permet de mentir avec conviction), ils sont loin d’être indispensables. Le système de dialogues du jeu vous permet d’utiliser touts vos points forts et tous vos attributs : si vous êtes un bourrin bâti comme une armoire à glace, vous aurez par exemple accès aux options d’intimidation (généralement à partir de 16 ou 17 en Puissance).

Vous pouvez utiliser un portrait personnalisé pour vos personnages. La marche à suivre est décrite ici (en anglais) : il faut avoir deux images en .PNG, l’une de 210*330px appelée NOMdeVOTREimage_lg et l’autre de 76*96px appelée NOMdeVOTREimage_sm. Placez-les ensuite dans Steam\steamapps\common\Pillars of Eternity\PillarsOfEternity_Data\data\art\gui\portraits\player (puis male ou female, c’est selon).

Progression

Compagnons

Il existe deux méthodes pour recruter des compagnons. Le moyen classique est d’avancer dans le jeu et de parler à certains personnages non-joueurs, qui finiront par accepter de partir avec vous. Le jeu en compte huit en tout, chacun d’une classe différente. Ces compagnons sont assez précieux, car créés par les développeurs et donc généralement assez réussis. Vous pouvez bien sûr choisir de ne pas les recruter et de continuer l’aventure seul, cependant ce sera très difficile – mais pas impossible – puisque le jeu est prévu pour une équipe de six. Vous passerez aussi à côté de tout un tas de dialogues très intéressants, car chaque compagnon a sa propre personnalité, sa propre voix, ses propres réactions aux événements qui se déroulent devant lui et même une quête personnelle.

Note : il peut être dangereux d’attendre trop avant de trouver et de recruter ces compagnons, car le jeu les fait évoluer en même temps que vous pour qu’ils soient toujours de votre niveau. Cela signifie que les points gagnés à leur montée en niveau seront automatiquement répartis selon les choix des développeurs, alors que lorsqu’ils sont dans votre groupe c’est vous qui gérez leur montée de niveau à votre guise. Certains compagnons n’ont pas une évolution très optimale par défaut et votre vision de leur rôle peut différer de celle donnée par le jeu, donc vous voudrez sans doute aller les chercher rapidement pour pouvoir contrôler leur fiche de personnage.

Si au contraire vous avez une idée précise des compagnons que vous désirez et que le blabla ne vous intéresse pas, vous pouvez parler aux tenanciers des auberges du jeu pour créer vous-même un compagnon de A à Z, qui apparaîtra avec un niveau de moins que vous. C’est une bonne option pour se tailler un groupe sur mesure, mais il est beaucoup moins agréable de se balader avec cinq coquilles vides muettes qu’avec une vraie équipe – surtout si vous n’avez jamais fini le jeu.

Gain d’expérience

Gagner de l’expérience (“XP“) permet de faire monter en niveau un personnage, ce qui l’autorise à débloquer de nouveaux talents et de nouvelles compétences. Chaque niveau requiert un certain seuil d’expérience, qui devient dès lors la ressource la plus utile du jeu. Or, le gain d’expérience dans Pillars of Eternity diffère légèrement de celui d’un jeu de rôle classique.

Si d’habitude le joueur est récompensé dès qu’il a tué un monstre par de larges sommes d’xp, dans ce jeu le combat n’est pas très lucratif. Vaincre une créature vous permet d’en apprendre plus sur elle, ce qui est indiqué dans votre bestiaire personnel – consultez-le, des informations très utiles s’y trouvent comme les résistances de chaque ennemi. Quand une nouvelle entrée se crée dans le bestiaire, ou quand il se complète, vous gagnez un peu d’expérience – mais plus du tout dès que vous avez appris tout ce qu’il y avait à savoir sur la créature en question.

Le seul vrai moyen de gagner de l’expérience est de faire des quêtes. Il est donc très important de parler aux personnages que vous croisez et de chercher à les aider : vous croulerez ainsi sous les tâches à accomplir et ce sera la promesse de monter en niveau assez rapidement. Pour accéder à un récapitulatif des quêtes en cours, appuyez sur la touche J : tout y est indiqué avec l’étape en cours pour chaque boulot.

Le niveau maximum du jeu est le niveau 12. A la fin d’une partie normale, vous devriez en approcher sans toutefois l’atteindre.

Évolution des personnages

L’une des clefs pour parvenir à avoir des personnages réussis est de les spécialiser très fortement. En effet, chacun de vos compagnons n’aura guère qu’un seul rôle à remplir pendant les combats : untel doit encaisser, unetelle doit faire des dégâts depuis l’arrière, et ainsi de suite. Il est donc assez inutile de vouloir les rendre bons partout, d’autant qu’avec une équipe de six personnages spécialisés vous serez suffisamment polyvalent pour faire face à toutes les situations.

Un bémol toutefois à cette règle : votre personnage principal, qui est le seul à influer sur les dialogues du jeu et doit donc avoir plusieurs cordes à son arc. Vous pouvez bien sûr vous reposer sur votre attribut principal, par exemple la puissance pour intimider, mais il est toujours mieux de pouvoir compter sur plusieurs atouts. A la montée en niveau, n’hésitez donc pas à mettre plusieurs points dans chaque compétence pour pouvoir débloquer quelques options de dialogue en plus.

Au passage, n’oubliez pas d’augmenter le plus possible la compétence en mécanique d’un de vos compagnons : se retrouver bloqué à cause d’une porte verrouillée n’est jamais très agréable.

3. Combats

Mécaniques

Santé

Dans Pillars of Eternity, vos personnages n’ont pas une santé classique qui descend pendant les combats et les tue lorsqu’elle arrive à zéro. A la place, ils ont deux barres distinctes : celle de santé et celle d’endurance.

  • La barre d’endurance, c’est un peu votre réserve de points de vie à court terme : en combat, c’est ce voile rouge sang qui descend lentement le long du portrait du personnage et finit par le rendre inconscient. Le bon côté, c’est que vous récupérerez toujours votre endurance à la fin d’un combat : la jauge remonte, votre perso se relève, tout est bien qui finit bien. Sauf qu’avoir pris des coups aura aussi impacté légèrement votre santé.
  • La santé, c’est la jauge réelle des points de vie de votre personnage, sur le côté de son portrait. C’est une mesure de l’usure de votre personnage : quand il s’est pris beaucoup de coups en combat – et même si son endurance remonte au maximum à la fin de la bataille – la santé baisse, et le personnage est tué définitivement si elle atteint zéro. Lorsque la santé est vraiment trop basse, elle va impacter l’endurance maximale de votre personnage, qui ne pourra donc jamais récupérer totalement à moins qu’il se repose.

Car la perte de santé n’est pas irrémédiable : se reposer enlève toute pénalité et rend votre personnage comme neuf, avec santé et endurance revenues au maximum. Il est donc important de se reposer après avoir subi de grosses blessures, ou quand vos personnages annonce qu’ils sont fatigués – cela arrive quand ils n’ont pas dormi depuis longtemps, ils subissent alors de lourdes pénalités et ont une petite icône d’avertissement dans un coin de leur portrait. Plusieurs possibilités pour se reposer : camper dans la nature, en consommant des ressources de feu de camp (vous pouvez en porter un nombre limité seulement, qui dépend de votre niveau de difficulté), ou bien aller à la taverne, la meilleure solution puisqu’elle est gratuite. Hélas, toutes les cartes ne disposent pas d’une auberge et les repos d’urgence dans la nature sont souvent nécessaires.

Résistances

Chaque créature, chaque personnage résiste à quatre types de dégâts différents. En combattant une créature, vous apprendrez à quels dégâts elle est vulnérable (ce sera visible en passant la souris sur elle), de même qu’en observant les attaques de vos ennemis vous parviendrez à anticiper l’issue d’un combat. Par exemple, si vos ennemis sont des mages et des archers, vous savez que vos personnages qui ont un score de déviation et de volonté élevés résisteront particulièrement bien, et qu’il vaut mieux ne pas mettre les autres en première ligne.

  • Déviation (deflection) : c’est probablement la résistance la plus importante, qui détermine la capacité du personnage à réduire les dégâts de corps-à-corps et d’armes à distance. On peut la modifier avec un bouclier ou les attributs perception et détermination, et certaines classes – comme les guerriers – ont des bonus à la déviation de départ par rapport à d’autres, qui ont des malus – par exemples les mages.
  • Courage (fortitude) : la moins utile des résistance, basée sur la puissance et la constitution. Elle détermine les dégâts de tout ce qui attaque le métabolisme, comme le poison ou les maladies. N’y prêtez pas trop attention, il y a d’autres priorités.
  • Réflexes (reflex) : les réflexes sont nécessaires pour éviter les attaques à distance ou les effets de zone, d’après les attributs de dextérité et perception. Si les ennemis qui utilisent ce genre d’attaques sont assez nombreux, ils ne posent pas suffisamment problème pour que vous ayez à vous préoccuper de cette résistance en détails.
  • Volonté (will) : particulièrement critique, la volonté permet de réduire les dégâts des attaques qui visent l’esprit, autant dire la majorité des sorts. Vous l’augmenterez grâce à votre intelligence et à votre détermination.

Récupération

En combat, chaque coup, chaque sort et chaque utilisation d’une compétence donne lieu à un délai de récupération. Pendant ce délai – souvent égal à la durée de l’action – le personnage ne peut rien faire à part bouger, et se remettra automatiquement à attaquer dès la fin de l’attente. La durée exacte des délais des récupération varie selon beaucoup de facteurs (type d’attaque, classe du personnage, etc.) dont le principal est l’armure portée.

C’est une raison de plus de spécialiser vos personnages : chaque niveau de protection supplémentaire affectera leur capacité à être utile au combat. Vous avez donc tout intérêt à évaluer le niveau de protection (et donc d’entrave) à leur donner en fonction de leur rôle : un mage à l’arrière sera plus efficace avec une tunique, tandis qu’en première ligne il vaut mieux donner une armure lourde à vos guerriers orientés plus défense que combat. Tout cela implique de bien connaître vos persos et le rôle que vous pouvez attendre d’eux.

Engagement

Assez peu connue et mal expliquée, la mécanique d’engagement définit la façon qu’ont deux combattants de se clouer ensemble lors d’une bataille. Prévue afin d’augmenter la tactique et l’importance du mouvement des personnages pendant un affrontement, elle stipule que si un perso se retrouve près d’un adversaire immobile qui attaque au corps-à-corps, ce perso ne pourra plus bouger facilement : il faudra qu’il rompe l’engagement avant de pouvoir échapper à l’emprise de son ennemi… Mais s’il essaie de le faire, il sera la cible d’une attaque gratuite, qui a de bonnes chances de l’immobiliser et donc de maintenir l’engagement.

Si normalement chacun peut engager un adversaire à la fois, la classe des combattants a un bonus modal et peut engager jusqu’à trois cibles. Si vous placez votre combattant en tête de colonne, vous empêcherez donc les ennemis de se précipiter vers vos mages et vos tireurs plus fragiles.

Tactiques

Déclencher le combat

Si vous commencez chaque affrontement en fonçant dans le tas, vous risquez de dérouiller bien plus que nécessaire puisque tous les ennemis de la zone seront attirés en même temps. Pour éviter ça, il faut d’abord s’assurer que c’est vous qui aurez l’initiative, et que personne ne va se ruer sur vous dès que vous allez explorer un bout de la carte. Passer en mode discrétion (avec la touche Alt) vous évitera d’être repéré et vous permettra de faire le tour d’un groupe d’ennemi en décidant de la position la plus propice à une bataille.

Une fois les dangers principaux dûment annotés dans votre tête, vous pouvez réfléchir à la disposition des ennemis en connaissance de cause. C’est là que vous pouvez essayer de morceler la bataille en attirant les adversaires les plus éloignés les uns des autres pour essayer d’en affronter d’abord deux à la fois, puis de déclencher un nouvel affrontement pour les trois suivants, et ainsi de suite. Cette tactique permet souvent de triompher d’ennemis plus nombreux en renversant la supériorité numérique de votre côté.

Formations

Savoir bien placer ses personnages est sans doute la clef pour gagner une bataille. Les tanks et les guerriers devant, les magiciens et les archers derrière, vous connaissez la routine. A la base, le jeu ordonne vos personnages en colonne, et il suffit de glisser leurs portraits (en bas à gauche de l’écran) pour définir l’ordre de la colonne. Le problème, c’est que pour nous cette formation est probablement l’une des pires du jeu, à moins que vous n’ayez qu’un seul tank. Rien qu’une double colonne (par exemple) serait plus intéressante, afin d’avoir une ligne de front plus large et donc qui empêche les ennemis de la contourner pour foncer sur vos sorciers fragiles.

Cliquez sur le bouton des formations, en bas de l’interface, et vous aurez accès à d’autres dispositions de votre équipe, comme le triangle ou un rectangle très serré. Mais le mieux, c’est de créer vos propres formations en faisant un clic-droit sur les deux derniers symboles, numérotés 1 et 2. Là, vous pourrez définir qui se place où et obtenir un placement adapté à la plupart de vos combats. Notre conseil : espacez vos personnages le plus possible pour qu’ils soient moins vulnérables aux sorts de zone et pour que les guerriers soient loin devant les combattants à distance.

Enfin, ne sous-estimez pas l’importance des couloirs étroits. Loin de vous pénaliser, ils peuvent parfois vous donner la victoire quand vous les bloquez avec un seul guerrier qui fait barrage aux hordes d’ennemis pendant que vos lanceurs de sorts font un carnage par-dessus son épaule.

Nos ultimes conseils

Maintenant que vous avez toutes les clefs pour devenir un redoutable stratège, il ne nous reste plus qu’une poignée de conseils de combat à vous transmettre.

  • Méfiez-vous de la pause automatique. Toute une batterie d’options alléchantes vous permet de mettre le jeu en pause dès lors qu’un événement intervient en combat, mais ne vous jetez pas dessus. Ces pauses non-sollicitées sont très efficaces pour perturber votre concentration et briser le rythme des batailles, d’autant que vous vous demanderez souvent ce qui a bien pu les activer. Elles risquent de vous déposséder de vos combats et d’annihiler vos réflexes. A notre sens, il veut mieux jouer lentement, sans ces pauses automatiques, et faire vous-même des pauses quand vous le jugez nécessaire.
  • Parfois, le moyen le plus simple de gagner est encore de ne pas se battre. Dès le début du jeu, on vous met sous le nez des donjons, des quêtes et des défis absolument impossibles à réussir pour un joueur bas niveau sans groupe complet. On a vu de nombreux débutants s’acharner sur ces combats sans comprendre qu’ils n’étaient pas obligés de s’obstiner et que revenir après quelques heures de progression était encore le plus sage. Alors ne soyez pas borné, et sachez choisir vos batailles. En n’oubliant pas qu’il est impossible de fuir un combat lorsqu’il est commencé…
  • Ne sous-estimez pas les consommables. Dans la plupart des jeux, manger un sac de riz ou boire un verre d’alcool est inutile. Pas dans Pillars of Eternity. Si les bonus accordés par la nourriture sont très limités dans le temps (la plupart ne durent que deux ou trois minutes), ils restent très précieux pour les combats. La bière, par exemple, augmente la dextérité de 1 et peut parfois faire la différence entre victoire et défaite…
  • Utilisez toujours vos compétences. Certains sorts et certaines capacités sont utilisables un certain nombre de fois par repos, c’est-à-dire entre deux dodos à la taverne ou dans les champs. Il faut les utiliser avec parcimonie. Par contre, d’autres compétences sont disponibles X fois par rencontre, c’est-à-dire par combat. Les utiliser doit donc être votre priorité puisqu’il ne sert à rien de les économiser.