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Path of Exile

C'est beau mais c'est loin

Genre :

Dernière MaJ : 28/05/2021

Path of Exile est développé par des malades. Non seulement ces gens ont tenté de concurrencer Blizzard sur le terrain du hack & slash, ce qui est déjà assez fou, mais en plus ils ont réussi. Avec un jeu gratuit, qui plus est. Pour que ce modeste free-to-play fasse de l’ombre aux poids lourds du secteur, il faut qu’il ait de sérieux atouts dans sa besace. Beau ? Oui. Intéressant ? Aussi. Complexe ? Il l’est tellement qu’il en devient vite incompréhensible pour un débutant qui pensait se mettre à un petit diablo-like pépère. Ceci étant dit, ça ne vous posera pas de problèmes puisque nous sommes là pour vous guider à travers cette jungle qu’est Path of Exile.

Liens utiles

 

1. Introduction au jeu

Présentation

Résumé du principe du jeu

Habitant d’Oriath, une contrée médiévale-fantastique où les magiciens côtoient les guerriers en armure, vous êtes condamné à être exilé sur le lointain continent de Wraeclast. Jeté à la mer non loin de ses côtes, vous découvrez un univers sans pitié où les aberrations démoniaques, les morts-vivants et les bandits sont monnaie courante. Leur point commun : ils veulent vous faire la peau. En les tuant, vous gagnez de l’expérience qui vous mène aux niveaux supérieurs, vous permettant de devenir de plus en plus puissant et de vous aventurer dans des zones de plus en plus dangereuses.

Vous aurez en permanence le choix entre jouer en multijoueur, avec des potes ou des inconnus, et jouer en solo – mais toujours sur internet – ce qui est une pratique très répandue mais qui devient difficile vers la fin du jeu quand les ennemis deviennent particulièrement forts et votre personnage particulièrement spécialisé dans un type d’attaques. Il a alors besoin de l’aide d’autres persos complémentaires, contrôlés par d’autres joueurs.

Déroulement d’une partie

Après avoir choisi votre classe de personnage, vous échouez sur une plage de Wraeclast où, niveau 1 et sans armes, vous attrapez le premier objet à portée de main pour vous défendre contre les spadassins hostiles qui vous tombent déjà sur le râble. Vous avancez ensuite le long du rivage jusqu’à trouver un village qui vous proposera la sécurité et des marchandises à troquer, mais votre quête ne s’arrête pas là. En vous enfonçant de plus en plus dans l’arrière-pays (divisé en régions appelées “actes”), vous massacrez des monstres et gagnez de l’expérience qui se transforme en niveaux, ce qui vous permet de devenir plus fort et d’arriver, peut-être, jusqu’à la zone ultime où se trouve le boss du jeu. Une fois tous vos ennemis vaincus, vous pouvez recommencer au début du jeu en gardant votre équipement et vos niveaux, mais contre des monstres devenus beaucoup plus forts.

La montée en puissance de votre personnage se fait par deux biais, l’obtention d’un matériel de meilleure qualité et le passage de niveaux. L’équipement – armes et armures – s’obtient simplement en ramassant ce que laissent parfois tomber les monstres ou en achetant aux joueurs et aux marchands (même si c’est moins fréquent de le faire), tandis que l’obtention du niveau supérieur fait augmenter certaines statistiques du personnage et lui octroie un point de compétence à placer où il le souhaite dans l’arbre de compétences.

Choix de la ligue

Tous les quatre mois, Path of Exile sort une nouvelle ligue (league). Tous les personnages existants sont alors remisés dans la ligue “Standard“, sorte d’immense fourre-tout sans grand intérêt, et un nouveau mode de jeu est créé. Pour y jouer, il faut alors se faire un nouveau perso. Par exemple, le 5 mars 2014 le jeu a lancé la ligue Ambush, qui rajoute à certains endroits des coffres spéciaux farouchement gardés par une foule de mobs. Si vous pouvez tout à fait ignorer cette particularité et jouer normalement, vous feriez quand même mieux de choisir la dernière ligue en date au moment de créer votre personnage : comme elle est récente, vous arriverez dans un univers où les joueurs ne sont pas tous niveau 99 et où les objets rares sont vraiment rares. L’économie y est donc plus favorable aux nouveaux joueurs puisqu’il y a encore de la demande pour à peu près tout. Si vous choisissez d’aller directement en ligue standard, vous rejoignez la majorité des personnages créés depuis la sortie du jeu dans un univers où tout le monde croule sous les objets uniques. Après les quatre mois règlementaires, votre perso sur la nouvelle ligue y est de toutes façons transféré et vous pourrez continuer à le jouer.

Par défaut, le jeu vous place directement dans la ligue la plus récente et la plus adaptée pour un débutant, donc en théorie vous n’avez aucun changement à faire. Attention, certaines ligues (comme l’Invasion) sont similaires au mode hardcore d’autres jeux, et vous n’y avez droit qu’à une vie. A éviter quand on débute (et même après, diront les pleutres et les lâches).

Bien configurer

Options à connaître

La plupart des options de Path of Exile concernent plus le confort du joueur plutôt qu’elles n’affectent sa façon de jouer. Voici les paramètres qui nous paraissent les plus importants :

  • Show corner map : affichera une minimap dans un coin de votre écran, ce qui est très utile. Dans le pire des cas, vous pourrez appuyer sur tab pour avoir une carte géante en transparence, comme dans Diablo 2 – du coup, assurez-vous d’avoir monté “map transparency” au moins jusqu’à 60%.
  • Always highlight : vous indiquera les points d’intérêt quand ils seront à l’écran, ce qui vous évitera de les louper par distraction.
  • Show full descriptions : peut servir à voir les détails d’un objet avant de le ramasser.
  • Show sockets : vous permet de voir les sockets en permanence, pour ne pas passer à côté d’un objet très précieux.
  • Chat : on vous conseille de désactiver l’entrée automatique dans les salons de discussion du jeu, sauf si vous comptez jouer en multi tout de suite. Sinon, bien que vous voyez en solo vous aurez droit à des discussions en anglais en permanence, pas vraiment idéal pour l’immersion. Au pire, vous pouvez toujours les quitter si vous les avez rejoint…
  • Show mini life bars… : très utile, cette option vous permet d’afficher la vie des alliés/ennemis au-dessus d’eux. Si vous trouvez que ces barres sont vraiment trop moches, vous avez le droit de désactiver l’option, mais ce serait sans doute assez pénalisant.
  • Auto-equip : vous n’avez pas encore de casque ou de bague ? Ce paramètre vous permettra de les équiper dès que vous les ramasserez, donc pourquoi ne pas l’activer ? A noter qu’il ne remplacera pas vos objets si vous en ramassez de meilleurs, il s’occupe juste de remplir les emplacements vides.
  • Mousewheel zoom : si vous ne comptez pas zoomer pour que votre perso remplisse la moitié de l’écran, c’est bien, vous êtes normal et pouvez donc oublier cette option qui risque de s’activer par erreur quand vous voudrez utiliser un troisième sort avec le bouton du milieu de la souris.

Raccourcis claviers

Path of Exile peut se jouer quasi-exclusivement à la souris, mais vos deux mains seront quand même souvent sollicitées. La plupart du temps, il faudra être prêt à appuyer sur 1, 2, 3, 4, 5 (en-dessous de F1, F2, etc.) qui permettent de boire instantanément les potions qui se trouvent dans votre ceinture. Sinon, la rangée de touches AZERTY juste en-dessous actionne les sorts que vous y avez placé, si jamais vous en avez plus de deux (par défaut, les deux premiers sorts se mettent automatiquement sur votre clic droit et votre bouton du milieu de la souris). Attention, il se peut que par défaut le jeu ait enregistré les touches QWERTY à la place. A part ces quelques raccourcis, peu sont vraiment utiles :

  • Tab affiche la carte du lieu où vous êtes, si vous vous sentez perdu.
  • U affiche la carte de l’acte (la région), ce qui permet par exemple de voir si vous vous trouvez dans une zone où il y a un waypoint et à quels endroits conduit la route que vous suivez.
  • Alt permet de montrer les objets au sol si vous n’avez pas activé l’option pour les avoir toujours affichés.
  • Shift, dans le cadre d’attaques à distance, permet de les lancer en forçant votre personnage à rester où il est, une option très utilisée par tous les archers et les mages.

2. Les classes et l’arbre de compétences

Attributs

Contrairement à l’idée qu’on se fait d’un hack & slash classique, les sept classes de Path of Exile sont interchangeables. Leur seule différence à part l’arme (anecdotique) de départ ? Elles démarrent à un endroit différent de l’arbre de compétences qui régit à peu près tout dans le jeu. Cet arbre est divisé en grandes parties : à gauche, il y aura plutôt les nœuds de force, à droite ceux de dextérité et en haut ceux d’intelligence. Par exemple, le marauder (identifié à un barbare brutal et bourrin) commence au cœur des nœuds (nodes) de force, mais rien ne l’empêche de bifurquer vers la dextérité et de choper tout ce qui est utile pour manier les armes de cet attribut, par exemple les arcs.

Les trois attributs (force en rouge, dextérité en vert, intelligence en bleu) définissent à peu près tout : votre quantité de vie, de mana, votre défense, votre puissance, et même les objets que vous pouvez équiper : réparties en différentes catégories, les armes sont généralement affiliées à un attribut en particulier, comme les baguettes qui sont liées à l’intelligence, les arcs à la dextérité et les massues à la force.

Là où tout se complique, c’est que le jeu ne se limite pas à des objets et des classes complètement tournées vers la force, la dextérité ou l’intelligence. Le duelist, par exemple, est une classe de personnage à mi-chemin entre force et dextérité, qui excelle notamment dans le maniement des armes qui nécessitent ces deux attributs, comme les rapières. Selon le style de jeu et les armes visées, il faudra donc privilégier certains attributs et certains endroits de l’arbre de compétences, ce qui influera sur le choix de la classe.

Classes

Les sept classes du jeu (six quand vous commencez, la septième n’étant disponible qu’après avoir libéré un personnage en jouant) se valent toutes, leur seule différence étant l’emplacement où elles démarrent dans l’arbre de compétences (et, dans une moindre mesure, leur apparence et leurs stats de départ). Une sorcière, au cœur des nœuds d’intelligence, peut donc aller se battre avec une hache dans chaque main si elle entreprend le long voyage vers les nœuds de force, mais son emplacement de base lui fait privilégier l’usage des objets nécessitant de l’intelligence : dans Path of Exile, tout est possible mais tout n’est pas viable, loin de là.

Les classes “pures”


Marauder
(Maraudeur)
 : situé en plein dans la force, le Maraudeur a accès à une grande quantité de nœuds qui augmentent ses dégâts physiques et sa résistance. Il manie principalement les masses, qui sont des armes nécessitant uniquement de la force (a l’exception des sceptres). L’élément aligné avec la force est le feu.


Ranger
: la Ranger est au cœur des nœuds de dextérité, et maîtrise donc tout ce qui est vitesse, esquive et précision, ainsi que l’élément de froid. Les armes qui demandent uniquement de la dextérité sont les arcs et les rapières (fines épées).


Witch
(Sorcière)
 : à portée de tous les nœuds d’intelligence, la Sorcière peut améliorer à volonté ce qui relève de la magie, à savoir les sorts et la mana (la réserve dans laquelle on puise pour faire un sort). L’élément d’électricité, l’Energy Shield (bouclier d’énergie) et les armes comme les baguettes et les sceptres sont également à l’honneur.

Les classes hybrides

Après les trois classes représentant chacune un attribut brut viennent les classes hybrides, qui démarrent entre deux attributs et ne sont donc pas ultra-spécialisées comme peut l’être une Ranger avec la dextérité par exemple, mais ont des avantages certains en alliant plus facilement à cet attribut un autre qui lui sera complémentaire.


Duelist
(Dueliste) : le dueliste commence entre la région de la force et celle de la dextérité. Pour manier toutes sortes d’épées, il se sert de la vitesse et de l’esquive conférées par sa dextérité pour optimiser l’armure et les dégâts que lui donnent la force.


Templar
(Templier) : le templier allie la puissance des sorts et des dégâts élémentaires de l’intelligence pour faire de gros dégâts physiques avec la force, car il démarre entre ces deux zones. Il excellera donc logiquement dans le maniement des bâtons et des sceptres.


Shadow
: le Shadow est l’assassin, qui utilise la vitesse et l’esquive de la dextérité pour se battre, et la puissance de l’intelligence pour faire des sorts qui conviennent à son style de jeu comme les pièges et les mines. En se battant surtout avec les dagues et les griffes, il est aussi le maître des coups critiques, des attaques rapides et du vol de vie. Des avantages qu’il compense avec une fragilité qui le fait rentrer dans l’archétype du glasscannon, l’assassin puissant mais pas du tout résistant.


Scion
: la septième classe n’est pas disponible tout de suite, puisqu’il faut d’abord accomplir une quête à la fin de l’acte 3 pour la débloquer. Elle commence en plein milieu de l’arbre, à égale distance de tous les attributs. Si elle manque donc la spécialisation qu’ont les autres classes, elle est incroyablement polyvalente et peut donc évoluer en devenant n’importe quel type de personnage. De toutes façons, vous n’avez pas à vous en préoccuper maintenant, puisque vous ne pouvez pas la choisir… Mais on vous la déconseille quand même pour votre deuxième perso, car elle est difficile à prendre en main.

Arbre de compétences

Fonctionnement

L’arbre de compétences est constitué de nœuds qui octroient des bonus passifs, c’est pour cela qu’on l’appelle passive skill tree ou arbre de compétences passives. Pour avancer dans l’arbre, il faut gagner un niveau et dépenser le point de passif ainsi gagné en débloquant l’un de ces nœuds, en formant un chemin qui commence au nœud de départ de votre classe.

Les différents nœuds donnent des bonus très variés : si la plupart n’ont qu’un effet assez mineur et constituent en fait un chemin, un passage obligé vers de plus puissants bonus (symbolisés par un rond plus gros dans l’arbre), certains sont extrêmement importants. Pour autant, et c’est l’un des points forts de Path of Exile, aucun nœud n’est un must-have et tout dépendra de votre style de personnage. En effet, il ne vous sert à rien de vous diriger vers les bonus passifs de dégâts avec les haches si vous voulez plutôt vous spécialisez dans les dagues. De même, l’un de vos personnages pourra être tout entier basé sur l’obtention du nœud Blood Magic (“BM”, qui supprime votre mana et puise dans votre vie pour lancer des sorts) alors que votre prochain perso de cette classe n’aura aucun intérêt à se diriger par là. En règle général, les nœuds les plus intéressants sont placés sur le bord extérieur de l’arbre, et donc difficiles à atteindre par plus d’une ou deux classes, ou pile au centre : là, à moins d’être une Scion il faudra de la persévérance pour faire tout le trajet.

Pour l’arbre comme pour le reste du jeu, tout est affaire de prévision : définir votre style de jeu vous permet non seulement de choisir les attributs qui s’y prêtent mais aussi la classe de votre personnage, et de rechercher les nœuds importants ; en voulant vraiment optimiser on peut également regarder la liste des sorts et choisir directement lesquelles seront utilisés par votre perso. Par exemple, si vous voulez être très mobile mais avec de gros dégâts centrés sur le mono-ciblage, c’est logiquement la classe de l’assassin Shadow qui va vous attirer, entre la dextérité et la magie. C’est en effet près de lui que sont tous les nœuds relatifs aux coups critiques, la base pour tout mono-cibleur. Vous allez donc rechercher dans l’arbre interactif officiel les nœuds qui vous intéressent, en choisissant en bas la classe de départ Shadow et en surlignant tout ce qui contient “critic” (pour critical hits ou critical damage ou encore critical chance, tas d’ignares), mais aussi d’autres choses qui vous intéressent comme l’evasion (esquive) – dans ce cas là, vous allez pas mal utiliser les dagues qui ont des bonus critiques. Vous pourrez alors vous créer un itinéraire dans l’arbre, ce qu’on appelle un build. Cherchez aussi dans les forums pour voir si ce que vous avez prévu est plus ou moins conforme à ce que d’autres joueurs plus avancés ont conçu, en cherchant par exemple “shadow dagger build”.

Keystones

Il est un peu abusif de parler de nœuds pour tous les points qui constituent l’arbre des passifs : certains sont en effet particulièrement puissants et ont même un nom spécifique ; les personnages qui visent à les prendre l’ont en général prévu de longue date et n’hésitent pas à traverser l’arbre pour aller les chercher. On les appelle des keystones et non seulement vous allez beaucoup en entendre parler, mais vous allez aussi sans doute en prendre quelques unes. Voici donc une liste des plus célèbres d’entre-elles :

  • Blood Magic (BM) : ce précieux sésame se situe entre la dextérité et la force. Si vous le voulez, c’est que vous allez souffrir jusqu’à pouvoir enfin l’obtenir, car Blood Magic supprime votre mana et rabat le coût des sorts directement sur votre vie. Si vous êtes orienté santé et régénération des points de vie, c’est plutôt génial, mais ne le prenez pas à la légère au risque de vous tuer en incantant vos propres sorts, ce qui serait un comble. Les niveaux qui précèdent l’obtention de Blood Magic sont bien sûr toujours les plus durs, avec une réserve de mana très faible puisque vous ne prenez pas la peine de l’améliorer – ce serait du gâchis. Heureusement, Blood Magic existe aussi en gemme de support, qui active l’effet uniquement pour les gemmes de sort qui y sont liées. Une bonne manière de répartir les coûts entre vie et mana, ou de ne pas avoir à traverser l’arbre juste pour cette keystone.
  • Chaos Inoculation (CI) : réduit vos points de vie à 1, et vous immunise contre les dégâts de Chaos qui traversent votre bouclier d’énergie. Ce dernier devient alors votre seule défense, oui, mais une défense impénétrable et qui se recharge évidemment toute seule au bout de quelques secondes. Les personnages les plus versés dans l’intelligence convoitent en général cette précieuse keystone qui rend le jeu plus facile pour un magicien bien préparé, car le Chaos pullule dans les niveaux de difficulté supérieurs.
  • Ghost Reaver (GI) : celle-ci fait un bon duo avec Chaos Inoculation, puisque votre vol de vie s’appliquera à votre bouclier d’énergie et non plus à votre santé. Pratique quand celle-ci est réduite à 1 et que le seul moyen de recharger l’ES est d’attendre, étant donné qu’aucune potion ne permet de le recharger.
  • Iron Grip (IG) : la force améliore vos dégâts physiques au corps-à-corps, mais pas à distance. Avec cette keystone, vos projectiles aussi bénéficieront de ce bonus qui peut vite s’avérer très généreux. De quoi faire un joli barbare bourrin qui se bat à l’arc.
  • Iron Reflexes (IR) : excellente pour les duelistes qui se rendent compte qu’ils n’aiment pas esquiver, Iron Reflexes convertit toute votre Evasion en Armour. Vous n’esquiverez plus aussi souvent, mais vous allez bien mieux encaisser.
  • Mind over Matter (MoM) : il s’agit un peu du dispositif d’urgence pour les Rangers et les Duelistes qui ne peuvent pas trop prendre de coups. MoM redirige 30% des dégâts subis sur la mana, ce qui fait que vous êtes assuré de ne prendre que 70% de dommages sur la santé. Pratique quand vous êtes un peu chétif, mais la keystone est placée un peu trop loin des nœuds de force pour que les grosses brutasses puissent venir la chercher facilement afin de devenir des tanks ultra-blindés.
  • Resolute Technique (RT) : marre de rater alors que vous tapez lentement ? Vous n’êtes pas particulièrement orienté coups critiques ? Alors rejoignez d’innombrables bourrins en prenant Resolute Technique, qui rend vos baffes impossibles à esquiver… Et réduit à zéro vos chances de faire des coups critiques.
  • Vaal Pact (VP) : votre vol de vie est réduit de 60%, mais il s’applique instantanément au lieu de vous rendre de la santé en quelques secondes. Si vous êtes du genre rentre-dedans un peu fragile mais qui tape fort et vite, cette keystone sera sans doute inévitable. Ah oui, et votre vie ne se régénérera plus. Vous me direz, comme ça vous n’avez plus à vous préoccuper de prendre des nœuds qui vont dans ce sens.

Pour d’autres acronymes barbares et noms utiles, rendez-vous sur la page qui recense les abréviations de Path of Exile.

Charges

C’est sans doute en explorant l’arbre que vous allez tomber pour la première fois sur la mention des “charges”. Via certains objets et surtout des nœuds, votre personnage peut en effet gagner des charges d’endurance, de pouvoir ou de frénésie (frenzy). Vous allez pouvoir en cumuler jusqu’à trois en même temps (un peu plus si vous prenez les bons passifs), leurs effets s’additionnant. Vous les verrez sous la forme d’un globe lumineux autour de votre personnage, qui durera normalement une dizaine de secondes. Les charges d’endurance augmentent votre résistance, celles de pouvoir augmentent considérablement vos chances de coups critiques, et celles de frénésie augmentent votre vitesse d’attaque ou d’incantation. Les bonus qu’elles donnent sont donc très utiles et même puissants, et les inclure dans votre build est généralement une bonne idée.

3. Mécaniques de jeu

Sorts

Fonctionnement

Les compétences ou sorts (ou skills comme les appellent les dévoreurs de rosbeefs) ne s’obtiennent pas comme dans le premier diablo-like venu. Chaque sort est contenu dans une gemme (skill gem), que n’importe qui peut trouver ou obtenir en récompense de quête. Pour l’utiliser, rien de plus simple : il suffit de la sertir dans une des pièces de votre équipement, et elle apparaîtra dans votre barre de sorts. Vous pourrez l’enlever de vos objets à tout moment, donc n’ayez pas d’inquiétude.

Bien sûr, il y a des subtilités : la gemme, ou plutôt le sort contenu dedans, gagne de l’expérience et des niveaux quand elle est sertie dans votre équipement. A chaque fois qu’elle monte en niveau, elle devient plus puissante… Mais ses prérequis (avoir 40 en dextérité, par exemple) sont également relevés. C’est pour ça que vous avez le choix de confirmer le changement de niveau ou de ne pas faire progresser votre gemme : pour ne pas vous retrouver bêtement sans pouvoir utiliser votre sort principal parce que vous venez de relever le seuil auquel on peut l’utiliser. Il y a aussi une autre utilité à ce choix : si vous utilisez un sort pour vous téléporter, par exemple, mais que le monter en niveau n’augmente pas sa portée, vous n’avez pas intérêt à le faire progresser car cela augmenterait le coût en mana pour une utilité équivalente.

Comme les gemmes gagnent de l’expérience quand elles sont équipées, vous avez en général plutôt intérêt à porter toutes celles qui vous intéressent même si vous ne les utilisez pas tout de suite, de façon à ce qu’elles soient déjà montées en niveaux quand vous vous mettrez à les exploiter pour de bon.

Il y a de nombreux types de skill gems, et certaines se comportent de manière spéciale. Les auras, comme celle dans l’image ci-contre, ne coûtent rien mais gèlent une partie (ici, 40%) de votre réserve totale de mana tant que l’aura est active.

Support Gems

Certaines gemmes ne servent pas à balancer des sorts mais sont justement là pour rendre vos sorts plus puissants. On les appelle dont support gems ou gemmes de support, et on les reconnaît à l’affichage du type “support” dans leur description (comme sur l’image ci-contre). Elles fonctionnent de façon très simple : placées dans un objet juste à côté d’une skill gem, elles améliorent chaque sort qu’elle lancera, en contrepartie d’un surcoût de mana. Ne tombez donc pas dans le piège de toujours rajouter tous les supports que vous pouvez à votre sort principal, sous peine de le voir devenir trop gourmand et de ne plus pouvoir le lancer autant que vous voulez.

Dans les faits, les support gems sont toujours très utilisées et très recherchées, car elles permettent de transformer un sort banal en lui rajoutant des dégâts élémentaires, ou en modifiant son comportement. Par exemple, la gemme Blood Magic fera que le sort lié utilisera de la vie au lieu de la mana, ce qui vous évitera d’avoir à vous tailler un chemin dans l’arbre des passifs pour aller y chercher le nœud du même nom.

Sockets

D’accord, ce n’est pas un mot français, mais autant vous habituer dès maintenant à appeler les emplacements sur les objets des slots et des sockets. Poursuivons les barbarismes en vous disant tout de suite qu’une gemme placée dans un objet est sockettée mais que vous pouvez très bien la désocketter quand vous voulez sans aucune pénalité, avec un simple clic droit. Évidemment, les gemmes ne vont que dans les emplacements de la même couleur.

Les sockets sont un aspect très important du jeu, et l’une des principales différences qui le séparent des diablo-like habituels. Leur particularité ? Ils sont de couleurs différentes et pas forcément liés les uns aux autres. Tout le piment du système est que vous avez forcément des gemmes de sort d’une couleur particulière, et des gemmes support qui vont avec pour les rendre plus puissantes. Le but est donc d’avoir le plus d’emplacements liés possibles (s’ils sont de la même couleur, c’est encore mieux mais effroyablement rares) pour y caser le plus de gemmes possibles : sur de grands objets, cela peut aller jusqu’à six emplacements liés, les fameux 6L (Six linked). Mettre une gemme support dans le même objet qu’une autre gemme ne sert à rien si les deux emplacements ne sont pas liés.

La conséquence de ce système, c’est qu’un objet normal, sans aucun degré de rareté, peut devenir extrêmement important si il est bien socketté, comme la baguette de l’image ci-contre. Ne dédaignez donc pas les objets blancs (normaux) juste parce que vous êtes habitué à ne porter que du rare, de l’unique ou de l’élite : dans Path of Exile, n’importe quel objet peut se révéler excellent.

Il est possible de refaire manuellement les sockets, soit en changeant leur couleur (Chromatic Orb) soit leurs liens (Orbs of fusing). Le piège, c’est que les changements sont irréversibles et aléatoires. Les probabilités pour arriver à une combinaison qui vous intéresse sont faibles, comme vous le verrez en essayant par vous-même. Si certains joueurs n’hésitent pas à claquer 200 orbs of fusing dans un objet, vous feriez mieux au début de passer par le troc avec d’autres joueurs, bien moins incertain.

Équipement

Armes

Les différents types d’armes de Path of Exile ont tous un passif (parfois appelé implicit mod) qui leur est propre, et qui modifie totalement leur intérêt. Équiper son personnage de haches au lieu d’épées devient donc un choix tactique, et non simplement une sélection qui se base sur des critères esthétiques. Pour que vous puissiez vous décider, nous avons répertorié pour vous ces types d’armes :

Bien sûr, il est risqué de prévoir un build uniquement sur un type d’armes, car si vous n’avez pas de bol vous serez obligé d’en acheter des bonnes pour couvrir vos besoins. Si vous vous spécialisez dans une arme (ou même un sort) évitez de réfléchir trop tôt en tant qu’ultra-spécialiste : vous avez bien vingt ou trente niveaux avant d’être réellement plus efficace avec l’arme choisie, alors n’hésitez pas à utiliser tout ce qui vous passe sous la main en attendant.

A noter que pour pouvoir utiliser un objet il faut correspondre à ses pré-requis : avoir X en force, être niveau Y, etc. Pour augmenter vos attributs afin de pouvoir porter un objet, montez en niveau et surtout dépensez vos points de passifs dans les nœuds correspondants.

Rareté des objets

Les objets (items) que lâchent les monstres en mourant, et que vous pouvez ramasser librement, peuvent être de quatre types :

  • Normal : l’objet est blanc, sans rien qui le distingue en particulier. Il n’a aucun modificateur qui le rende spécial. Il peut par contre avoir des sockets et des liens intéressants, qui le rendent précieux.
  • Magique : très courants, les objets magiques ont un nom bleu et doivent être identifiés avec un scroll of wisdom (les parchemins d’identifications de PoE) pour révéler leurs caractéristiques avant de pouvoir les utiliser. Ils ont des modificateurs qui améliorent leurs capacités, jusqu’à un maximum de deux (un préfixe et un suffixe, par exemple le Quiver of the cloud ajoute de la résistance électrique par rapport au simple Quiver).
  • Rare : on rentre dans l’objet de qualité avec ces équipements au nom jaune, toujours ramassés avec avidité par les joueurs pour être utilisés ou stockés. Ils ont généralement de nombreux modificateurs qui les rendent bien plus intéressants que les objets magiques du même type, et il n’est donc pas rare de voir un joueur entièrement équipé de ces items rares, qui ont un nom généré aléatoirement.
  • Unique : ces objets orangés sont une version améliorée des objets normaux (chaque type d’item a au moins un objet unique correspondant), avec un nom unique, une illustration unique et une grande quantité d’améliorations qui les rendent extrêmement recherchés. Comme pour les objets rares, certains uniques sont plus intéressants que d’autres selon la liste et les liens de leurs sockets.

On retrouve les mêmes niveaux de raretés chez les monstres, avec une difficulté et une chance de laisser de meilleurs objets qui augmente avec leur rareté. Les monstres uniques se trouvent toujours au même endroit et ne sont pas affectés par la disposition aléatoire des niveaux ; ils font partie intégrante du folklore du jeu et certains sont passés à la postérité. Nous en citons quelques-uns dans ce guide.

Potions

Pour vous aider à accomplir votre tâche (buter tous les monstres) vous aurez l’aide précieuse des potions. Réparties comme bon vous semble dans les cinq emplacements en bas à gauche de l’écran, les potions les plus courantes vous permettent de regagner en quelques seconde votre vie ou votre mana. Leur particularité ? Elles ne sont pas à usage unique, et vous pouvez les boire environ trois fois chacune avant de les avoir vidées. Une fois que c’est fait, ne les jetez pas : elles se rechargent automatiquement quand vous portez le coup fatal à des ennemis.

Il existe aussi les quicksilver flasks, des potions qui ne remplissent aucune jauge mais qui augmentent considérablement votre vitesse pendant quelques secondes – pratique pour se tirer d’un mauvais pas ou pour revenir plus vite à l’endroit où vous êtes mort.

Outre la taille des potions, qui définit combien de vie ou de mana elles vous rendent, il est aussi possible que certaines d’entre elles aient des effets particuliers : meilleure résistance au froid quand vous les buvez, immunité aux malédictions tant que vous êtes sous leur effet, et ainsi de suite : la taille n’est pas le seul facteur et vous devrez aussi bien regarder leurs effets magiques avant de remplacer une ancienne potion par une nouvelle. Comme tous les objets du jeu, vous pouvez les crafter avec des orbes, n’hésitez donc pas si vous avez par exemple trop d’orbes d’altération et que vous roulez avec des potions normales. Il peut être utile de posséder une potion améliorant les résistances (Granite pour l’armure, Jade pour l’esquive, Cold Resist contre le froid, etc.) dans votre coffre, au cas où un boss vous donnerait du fil à retordre.

Défense

Types de défense

Lorsqu’un personnage prend des dégâts, ceux-ci sont soustraits à sa santé, qui déclenche la mort en arrivant à 0. Comme la réserve de points de vie ne suffit pas à résister à un affrontement, les personnages de Path of Exile utilisent des techniques de défense qui permettent de réduire les dégâts qu’ils subissent, et qui s’obtiennent via des sorts de résistance, des objets ou des nœuds de passif. Trois types de défense sont possibles, chacun étant lié à un attribut en particulier – c’est à dire que cette défense se trouvera surtout dans la région de l’arbre liée à cet attribut et qu’augmenter cet attribut augmentera aussi légèrement la défense.

A tout moment, le joueur peut appuyer sur C pour voir la fiche de son personnage et un résumé extrêmement pratique non seulement des dégâts qu’il peut occasionner, mais aussi de l’efficacité de sa défense. Il se spécialisera surtout dans un seul de ces types, ou au maximum deux en même temps (surtout pour les personnages hybrides) :

  • L’esquive (evasion) est liée à la dextérité. Elle mesure la capacité du personnage à ne pas être touché par une attaque ennemie. A haut niveau, certains joueurs qui attaquent à distance se contentent par exemple de 50% de chance d’esquiver les attaques ennemies, pour les rares cas où ils se trouvent au contact. Dans ces cas là, la vitalité n’est cependant pas à négliger.
  • L’armure (armour), liée à la force, permet au joueur de mieux encaisser en réduisant les dégâts qu’il subit. Les guerriers au corps à corps envisagent en général d’atteindre plusieurs milliers de points d’armure pour réduire considérablement les blessures infligées.
  • Le bouclier d’énergie (Es pour Energy Shield), lui, est rattaché à l’intelligence et se présente un peu comme une réserve de points de vie supplémentaire. Avant que sa vie ne soit ponctionnée, le bouclier d’énergie du personnage doit être amené à zéro. Comme ce bouclier se recharge automatiquement quand aucun dégât n’est encaissé, il est très utile : son problème, c’est que le dégât élémentaire de Chaos l’ignore et attaque directement la vie – d’où l’utilité du nœud Chaos Inoculation qui immunise contre le chaos mais ramène le nombre de points de vie maximum à 1 pour que le personnage se repose uniquement sur son Energy Shield – et éventuellement sur de l’esquive.

Il vaut mieux toujours profiter des premiers niveaux pour booster votre résistance, afin de ne pas vous retrouver pris au dépourvu quand la difficulté sera augmentée.

Résistances et dégâts élémentaires

En plus d’un type de défense à adopter, le joueur doit aussi veiller à se prémunir contre les dégâts élémentaires. Les dégâts de base, appelés dégâts physiques, sont en effet très courants mais ils sont loin d’être les seuls. Très vite, vous rencontrerez des monstres spécialisés dans un type de dégât et il serait de bon ton que vous vous mettiez vous aussi à maîtriser un élément pour pouvoir faire des dégâts en plus de vos dommages physiques. En vérité, seuls le feu, le froid et l’électrique sont des dégâts élémentaires, mais le chaos présente des caractéristiques semblables.

Il y a donc 5 types de dégâts, contre lesquels il faudra se prémunir :

  • Physique : les dégâts de base, ceux que vous ferez au début de votre aventure – les ceintures moisies du départ qui donnent un bonus du genre “+20% aux dégâts physiques” seront d’ailleurs de précieux alliés. Sauf indication contraire, tous les dégâts sont physiques. Ils n’ont aucun effet particulier, mais se réduisent en augmentant son armure, contrairement aux autres types de dégâts contre lesquels la protection se chiffre en pourcentage (jusqu’à un max. de 75%).
  • Froid : les dégâts de froid ralentissent les adversaires, et un coup critique les paralyse. Quand c’est vous la cible, inutile de dire que c’est un gros problème d’être immobilisé pendant de longues secondes. L’un des premiers sous-boss que vous rencontrerez, Hailrake, est d’ailleurs extrêmement dangereux à cause de ses sorts de froid : dans la communauté, les débutants qu’on imagine aller l’affronter la bouche en cœur sont l’objet de nombreuses plaisanteries, et on estime qu’il est avant tout là pour apprendre aux néophytes que dans Path of Exile il faut apprendre à faire gaffe, notamment dans les zones secondaires.
  • Feu : un dégât critique de feu enflamme la cible, lui causant de violents dégâts pendant plusieurs secondes.
  • Électrique (Lightning) : un coup critique de dégâts électriques rend la cible plus vulnérable en lui appliquant l’effet “choc”, lui faisant encaisser 30% de dommages supplémentaires et jusqu’à 90% si l’effet de choc se cumule trois fois.
  • Chaos : c’est le plus rare (même si tous les poisons font des dégâts de chaos) et le plus difficile à contrer. Son effet spécial ? Il empoisonne en ignorant l’Energy Shield de la cible, attaquant directement ses points de vie. Il sera évidemment un gros problème pour les personnages fragiles qui se reposent sur l’ES, mais un petit coup de Chaos Inoculation suffit à devenir immunisé.

Si nous insistons sur la nécessité de se prémunir contre les différents types de dégâts, c’est parce que dans les niveaux supérieurs la plupart des monstres font des dégâts élémentaires, et qu’arriver là-bas avec 10% de résistance au froid, au feu ou à l’électrique est tout simplement un suicide. Ne commettez pas l’erreur bien trop courante d’axer votre build sur l’offense, et pensez à dépenser vos points de passif aussi dans ce qui permettra votre survie : esquive, armure ou Energy Shield, mais aussi résistances élémentaires. Si vous continuez de privilégier les dégâts quand tout va bien, il sera trop tard pour penser à la défense quand vous commencerez à ne plus pouvoir avancer dans les niveaux.

Sachez enfin que les niveaux de difficulté successifs font perdre 20% de vos résistances élémentaires et de Chaos (en Cruel) puis 60% (en Merciless). Pour avoir le maximum de 75% en résistances en Merciless, il vous faudra donc au total 135% dans ce type de dégâts.

Mort

Si votre défense n’est pas suffisante, vous mourez. Votre personnage réapparaît alors en pleine forme au village le plus proche et n’a plus qu’à parcourir à nouveau le chemin sur lequel il voyageait. En mode normal, c’est à dire la première fois que vous finissez le jeu, la mort n’a aucune importance puisqu’aucune pénalité ne vous est infligée. Par contre, en mode Cruel vous perdez 5% de votre expérience et 10% en mode Merciless.

Monter en puissance

Path of Exile n’est pas vraiment axé sur le grind, cette mécanique qui vous force à écumer encore et encore les mêmes niveaux pour progresser et réussir enfin à avancer dans vos quêtes. En faisant chaque zone une seule fois un débutant n’aura sans doute pas de problèmes. Dans les niveaux de difficulté supérieurs, toutefois, il peut arriver qu’un personnage s’essouffle, généralement à partir du niveau 30-40. Dans ces cas là, il peut être de bon ton d’essayer de remettre en question son personnage : est-il assez puissant pour les zones de la suite du jeu ? Si non, cela peut venir de deux problèmes (en admettant que votre build tienne la route) : votre équipement ou votre niveau.

Améliorer son équipement

Un bon indice de la qualité de votre équipement est son item level (ilvl) : si votre armure a un ilvl 20 et que vous êtes niveau 40, il y a sans doute un problème – pas toujours, notamment dans le cas des objets uniques ou très bien sockettés, mais souvent. Pour voir l’ilvl, tapez /itemlevel dans le tchat en ayant l’objet sous la souris – c’est l’ilvl qui conditionne le nombre de sockets et les dégâts d’une arme. Si ce sont vos dégâts qui pêchent, remettez en question vos armes et (dans une moindre mesure) vos sorts, si c’est votre résistance, regardez vos pièces d’armures et revoyez peut-être votre manière d’attaquer les monstres (non, “foncer dans le tas” n’est pas la meilleure tactique).

Mais voilà, si vous portez une ceinture moisie et une épée rouillée, ce n’est pas par choix : simplement, vous n’avez pas trouvé mieux. Heureusement, il est plutôt facile de trouver de meilleurs objets. Saviez-vous qu’il est possible d’améliorer la qualité et la quantité de l’équipement que vous trouvez ? Il suffit en effet d’équiper des anneaux (ou autres) qui ont la capacité “améliorer la qualité des objets trouvés de x%”. Notez que même à 70%, vous êtes petit bras : certains canards ont plus de 300%. On estime en général qu’à partir de 150% vous devriez commencer à trouver de bons objets. Dans les autres jeux, on appelle cela la MF, pour Magic Find.

Si vous n’avez pas de quoi vous équiper pour la chasse aux objets, pourquoi ne pas acheter directement à d’autres joueurs ? C’est une solution tout à fait viable, pour peu que vous ayez un peu de monnaie d’échange. Reportez vous à la section du guide consacrée aux échanges pour tout savoir de ce système.

Bien farmer

Il se peut que vous ayez progressé trop vite, et que vous soyez dans une zone avec des monstres trop haut niveaux (un coup de Tab permet d’afficher cette information) ou bien que votre personnage, à cause de son build, traverse un passage à vide précisément dans la fourchette de niveaux où vous vous trouvez, entre deux noeuds de passifs particulièrement importants. C’est peut-être le bon moment pour refund (rembourser) des points de passifs afin d’atteindre la keystone qui vous manque, mais vous pouvez aussi opter pour une solution plus radicale : le farm, c’est-à-dire le massacre des monstres jusqu’à ce que vous vous sentiez suffisamment puissant pour continuer votre aventure.

Certaines zones, du fait des ennemis qui les peuplent, de leur accessibilité ou de leur configuration, sont plus propices que d’autres au farm. Souvenez-vous aussi qu’on reçoit une pénalité d’expérience quand on est dans une zone avec des monstres d’une différence de niveaux de 3 (on voit le niveau des mobs en affichant la carte avec Tab). Donc, si vous êtes niveau 15, ne farmez pas dans une zone avec des mobs niveau 12 ou 18. Rappelons également que CTRL+clic sur un waypoint ou l’entrée d’une zone donne le choix de la régénérer ; pratique pour farmer une zone en boucle.

Acte 1

  • Ledge : il y a un waypoint, des mobs lents, les oiseaux chantent et le soleil brille. En plus, la zone est en ligne droite, impossible de vous tromper et les allers-retours sont rapides. Ah, précisons tout de même qu’il faut faire gaffe à Kuduku, le boss unique du coin.
  • Cove : des gros packs de zombies lents et des mobs qui rapportent beaucoup d’expérience. Pas de waypoint, mais c’est tout comme : prenez celui de la zone suivante et revenez sur vos pas.

Acte 2

  • Forest : une petite zone annexe assez utile pour prendre quelques niveaux sur les singes, à condition de pouvoir s’occuper de beaucoup de petits ennemis en peu de temps. N’y restez pas trop, mieux vaut utiliser ce temps pour atteindre les zones de farm suivantes.
  • Felshire Ruins : un long couloir et une entrée à chaque bout, que demander de mieux ? Il faut s’y rendre depuis le waypoint de Church Dungeon. Cette zone est assez populaire car plutôt facile à nettoyer. Il peut être très utile d’y rusher dès le début de l’acte 2 et d’y rester jusqu’au moment d’entamer la 2e moitié de l’acte.
  • Waterfall cave (niv. 2) : beaucoup d’ennemis très faciles à farmer, surtout de loin.

Acte 3

  • City of Sarn (Première zone de l’acte 3) : énormément de monstres, qui peuvent aider à passer un petit coup de mou si votre personnage s’essouffle au début de l’acte 3, mais attention à Perpetus, le boss unique de la zone, tueur de débutants parmi les tueurs de débutants.
  • Catacombs : une bonne zone de farm également.
  • Docks : beaucoup de mobs qui rapportent beaucoup d’xp, en plus il y a un waypoint. Dernière grosse zone de farm du jeu, où les joueurs se retrouvent généralement pour la faire en boucle.
  • Pour finir, les joueurs peuvent aussi faire des Piety Runs en écumant le Lunaris Temple à partir du niveau 2, butant les monstres et évitant le boss appelé Kole, puis en tuant le boss de fin, le tout à recommencer pas mal de fois.

Les races

Mais non, pas les races, les races, “courses” en anglais. C’est une tradition de Path of Exile : très fréquemment, des ligues officielles sont créées pour une durée qui va de 12 minutes à un mois (le plus souvent pour un maximum de quelques heures). Les personnages qui y sont créés concourent pour progresser le plus vite possible. Le temps du meilleur joueur est affiché, et le plus haut niveau à la fin de la course remporte un prix spécial.

Concrètement, ces courses sont totalement inaccessibles pour un débutant (à moins, comme ça arrive fréquemment, que vous mettiez moins de 12 secondes pour apparaître sur la plage et tuer Hillock, le premier boss du jeu – bonne chance), mais elles peuvent fournir de bons tuyaux si vous les regardez en simple spectateur depuis Youtube par exemple. Les joueurs chevronnés qui y participent connaissent tous les bons coins à champignons et montent de niveau très rapidement, souvent avec des personnages taillés sur mesure pour aller vite.

4. Modèle économique et multijoueur

Free-to-play

Path of Exile est un free-to-play : un jeu gratuit financé uniquement par des achats optionnels réalisés par les joueurs. Disons le tout de suite : Path of Exile est un bon élève de ce modèle économique et n’en abuse pas, laissant uniquement possibles des achats esthétiques ou de confort et ne se moquant pas du tout des joueurs qui choisissent de ne pas passer à la caisse.

Concrètement, les emplettes se font via l’icône de dollar dans l’interface (voir l’image ci-contre) et vous emmènent sur le site officiel pour que vous puissiez y acheter des points, au taux (en mars 2014, à l’heure où nous écrivons ces lignes) de 50 points pour 5$. Une fois ceci fait, vous pouvez choisir une catégorie d’objet et dépenser vos points.

Si la plupart des produits ne sont qu’esthétiques, à savoir un animal qui vous suit, une couronne d’éclairs sur votre tête ou un effet sur l’arme, d’autres sont tout de même plus utiles. On ne vous interdit pas de dépenser votre argent dans un cercle de flammes qui nimberait votre épée, surtout que les animations sont généralement très bien faites, mais si vous voulez absolument soutenir le développement du jeu il y a sans doute mieux à faire.

Par exemple, l’achat d’améliorations de votre stash. Votre stash, c’est bien sûr le coffre disponible dans chaque ville qui y est partagé entre tous vos persos d’une même ligue et où vous pouvez stocker vos objets en toute sécurité, car personne d’autre que vous n’y a accès. Le problème, c’est que si la taille de ce stash est déjà correcte de base, vous allez quand même avoir énormément de matériel à ranger, notamment en prévision de nouveaux persos. Très vite, donc, vous allez vous sentir à l’étroit et heureusement vous pouvez acheter de nouveaux onglets de stash (stash tabs) dans la boutique. Ces onglets dupliquent votre coffre et permettent de multiplier la place disponible. Vous pouvez même acheter des onglets “premium” qui sont signalés par un fond vert et que vous pouvez déplacer et renommer à loisir. Attention : vous pouvez très bien vivre sans. Mais si vous devez dépenser votre oseille dans ce jeu, cela nous paraît l’achat le plus sage.

Aspect multijoueur

Path of Exile est entièrement online, c’est à dire que vous ne pourrez jamais y jouer si vous ne possédez pas de connexion internet. Heureusement, par défaut le jeu est solo, c’est à dire qu’aucun joueur ne peut rejoindre votre partie sauvagement (à part si vous rentrez dans l’arène de l’acte 3, dédiée au PvP). Le jeu prend quand même tout son sens à plusieurs, alors dans cette partie du guide nous passerons en revue tout ce qu’il vous faut savoir pour bien coopérer.

Il n’y a pas lieu d’avoir peur des autres joueurs juste à cause des charognards qui cliquent plus vite que l’éclair pour ramasser tous les bons objets : Path of Exile force le partage en verrouillant pendant quelques secondes les objets rares qui tombent au sol, ramassables alors uniquement par un joueur aléatoire. A la fin d’une session de jeu, les gains sont donc relativement équitables.

Échanges

Monnaie

Dans ce jeu, il n’y a pas vraiment de monnaie ; pas d’or à amasser ou à perdre, rien de tout cela. Le système marchand fonctionne sur la base du troc de “currencies”, ces orbes que le joueur peut ramasser un peu partout et qui ont des effets assez variables. Les PNJ (personnages non-joueurs) marchands vous donneront bien sûr des orbes communes (altération et transmutation), mais les joueurs échangent généralement avec de la Chaos Orb, en fixant leur prix ou en proposant une offre aux vendeurs. Pour connaître les taux d’échanges, faites des recherches, demandez à la ronde ou visitez ce site qui est plutôt fiable. Rappelez-vous quand même de ne pas vendre de très bons objets juste parce qu’ils ne conviennent pas à votre perso : stockez les, vous serez peut-être content de les avoir si vous créez un nouveau personnage.

Pour obtenir rapidement de quoi échanger, le mieux est de ne jamais repartir en ville à vide : faites le plein d’objets, y compris d’objets blancs, et revendez-les rapidement aux PNJ marchands. Au bout d’un moment, vous aurez de nombreux parchemins et de nombreux fragments d’orbes qui pourront devenir petit à petit des orbes complètes très demandées par vos pairs.

Attention, vos parchemins d’identification (scrolls of wisdom) et de retour en ville (portal scroll) sont plus précieux que dans les autres hack & slash : rares et utiles, vous devez être sûr de ne pas les gaspiller, en particulier les portal scrolls ; en conséquence, évitez de les utiliser pour commercer.

Tchat

Pour ouvrir le tchat global, cliquez sur l’icône en forme de phylactère juste à gauche de votre jauge de vie. Choisissez ensuite le canal “trade”, et suivez les annonces ou écrivez la vôtre. Ce système de canal est très important pour Path of Exile, puisqu’il n’y a aucun autre moyen de vendre ses objets à des joueurs (pas d’enchères, ni rien du même genre). A votre première connexion, vous pouvez d’ailleurs utiliser la même procédure pour virer le tchat “global”, qui ne va pas vous servir à grand chose au début à part pour casser votre immersion.

Pour montrer votre objet dans le tchat, afin que tout le monde puisse voir son apparence, ses stats et ses sockets, faites simplement CTRL+ALT+clic dessus une fois la fenêtre de discussion ouverte.

Pendant qu’on y est, on peut aussi vous parler de certaines commandes du tchat : /deaths permet de voir le nombre de mort d’un perso, et /played le temps de jeu passé dessus. /remaining vous montre le nombre de monstres en vie dans la zone, et /dance vous fait danser (de loin la commande la plus utile, vous en conviendrez).

Instances

Vous l’aurez vite remarqué : vous êtes tout le temps seul, sauf en ville, ces zones protégées entre deux landes démoniaques où vous pouvez faire une pause-pipi en toute tranquillité. A part à ces endroits (et l’arène de l’acte 2) vous êtes tranquille dans ce qu’on appelle une instance, une copie du jeu créée spécialement pour vous. Du coup, comment jouer avec des gens ? Eh bien, c’est facile, ouvrez le panneau Social avec S, ajoutez vos potes, et le tour est joué. En faisant un clic droit, vous pourrez les rejoindre dans leur session.

Comme les niveaux sont générés aléatoirement, vous vous doutez bien que votre tâche va être un peu pimentée. En fait, si un lieu reste vide de joueurs pendant 15 minutes, il est supprimé (avec les portails qui y mènent) et y entrer à nouveau en créera un nouveau. Pour les endroits avec deux sorties ou moins, le compte-à-rebours est encore plus cours : 8 minutes.

Pour voyager rapidement entre les niveaux, vous avez droit à un grand classique du hack & slash : les waypoints, des portails qui vous téléportent gratuitement et instantanément jusqu’à une zone pour vous éviter d’avoir à vous retaper tout le chemin à chaque fois. Il faut évidemment les activer une fois à pied avant de pouvoir les utiliser, donc vous aurez obligatoirement fait la route au moins une fois… A moins qu’un pote ne vous ouvre un portail juste devant, vous épargnant une petite randonnée.

Il peut arriver que vous ayez plusieurs instances d’une zone ouvertes (la vôtre, celle d’un pote, etc.) ou que vous vouliez simplement la supprimer pour pouvoir la farmer à nouveau. Qu’à cela ne tienne : faites un simple ctrl-clic au moment de pénétrer dans l’instance (par une entrée ou par un waypoint) et vous pourrez choisir quoi faire.