logo du site Un site de la communauté Canard PC
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
fermer
logo du site
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content

Imperator : Rome

Aut Caesar, aut nihil

Genre : ,

Dernière MaJ : 21/04/2021

L’antiquité, cette période bénie où les dieux étaient foisonnants, les pays inexplorés et où la découverte d’une route pavée traversant un champ indiquait qu’on allait se prendre un coup de pilum entre les omoplates dans pas longtemps. Si proche et pourtant si exotique, l’antiquité c’est aussi un monde neuf, où les concepts les plus pointu n’ont pas 100 ans, où les vieux barbus en toge sont des contemporains et où on peut, au détour d’un bosquet, se faire bouffer par un loup.

Imperator : Rome est un jeu de grande stratégie édité par Paradox. Comme souvent avec ce type de jeu, il s’agira de choisir une nation sur une carte, et de la faire prospérer par les différents moyens mis à votre disposition, tout en réagissant aux actions des autres nations. Décrié à sa sortie, le jeu vient de recevoir un patch 2.0 qui transforme profondément son gameplay et le hisse, à mon avis, à la hauteur de ses célèbres prédécesseurs : Crusader Kings et Europa Universalis.

Comme le nom l’indique, nous allons nous concentrer sur l’antiquité romaine et, principalement, sur le bassin méditerranéen en 450 AUC (Ab Urbe Condita “à partir de la fondation de la ville”, soit 327 avant J.C.). Vous pouvez choisir n’importe quelle nation entre le nord de l’écosse et l’inde lointaine ; chaque pays possédant sa culture, sa religion et son blason.

Contrairement à d’autres jeux où nous pourrions axer notre stratégie uniquement sur la guerre ou le commerce, il va falloir ici travailler tous les aspects en même temps pour arriver au succès de l’ensemble. Le principe premier est donc de maintenir un équilibre constant entre différents éléments parfois contradictoires. Un trésor bien rempli au détriment de la satisfaction populaire vous mènera à votre perte, au même titre qu’une politique expansionniste trop rapide et sans se préoccuper des peuples conquis.

Pour ce guide nous choisirons Rome, parce qu’elle donne son nom au jeu et qu’elle est très puissante dès le début de la partie. Aussi forte militairement que diplomatiquement, elle constitue la nation idéale pour débuter dans de bonnes conditions.

Nous allons aborder les différents aspects du jeu à travers plusieurs grands thèmes : politique, culture, économie, diplomatie, guerre, etc. Chaque thème sera l’occasion de vous présenter les onglets correspondants et de vous indiquer quelle sont, pour moi, les actions à entreprendre en début de partie.

Dernier conseil pour la route : lisez les infobulles qui apparaissent au survol de la souris. Au bout d’un moment, vous serez familiers avec les différentes mécaniques mais elles seront toujours là pour vous servir de pense-bête.

Magna Carta

Ab Urbe Condita (gestion)

Quand la partie démarre nous sommes au début de la république romaine, les voisins étrusques sont affaiblis et le sud de la péninsule italienne est morcelée en petites cités états. La gestion de Rome passe principalement par deux données à surveiller dans la barre supérieure et deux onglets à gauche. Il s’agit de la stabilité, de la tyrannie pour les données ; de l’aperçu du pays et de la technologie pour les onglets.

La stabilité

Comme son nom l’indique, elle représente la stabilité à l’intérieur des frontières. Sur une échelle de 0 à 100, elle se place à 50 au départ. Le but étant de la maintenir au minimum à cette valeur et de la faire tendre vers 100 autant que possible. Plus la stabilité est haute et plus nous aurons des bonus dans quasiment tous les aspects de la vie du pays, et inversement. Attention toutefois les romains n’aiment pas le changement et les guerres ou les modifications politiques font baisser la stabilité du pays.

La Tyrannie

C’est la marque de l’oppression ressentie par le peuple. De nombreuses actions contribuent à augmenter ou baisser cette valeur. Laisser cette valeur la plus proche possible du zéro sera, comme on s’en doute, de plus en plus difficile.

L’aperçu du pays

C’est dans cet onglet qu’on va pouvoir surveiller l’état de notre administration, province par province, mais aussi choisir des doctrine et prendre des décisions générales pour le bien de notre peuple (enfin il parait).

Les choses sérieuses commencent

Les généralités

On y trouve en vrac le nom de la civilisation, son héritage culturel, son régime politique, la population (qui se compte en “pops”), l’importance des grandes familles et leur taux de satisfaction (contentez les grandes familles ! Nous y reviendrons) mais aussi les doctrines.

Vous avez la possibilité de choisir trois doctrines pour commencer (sur un total de quatre). Ces doctrines vont apporter à notre peuple différents bonus et avantages. Au dessus de chaque case de doctrine se trouve un petit symbole. Ce symbole correspond au type de doctrine attendu. Le casque pour les doctrines militaires, les lauriers pour les civiques, le rouleau de parchemin pour les doctrines oratoires et le soleil en bronze pour les religieuses.

Si le choix de doctrine correspond au symbole au dessus de sa case, des bonus correspondants seront débloqués. Pour commencer nous allons choisir la doctrine “Valeurs Martiales” qui va augmenter le moral des armées et “Retraite ordonnée” qui permet de reprendre plus rapidement le contrôle de nos unités en cas de défaite. Enfin pour la dernière doctrine, “Administration militaire” va permettre d’augmenter la loyauté des généraux et des amiraux, et c’est toujours bien d’avoir l’armée dans la poche.

Cette sélection débloque “Loyauté des personnages” et “Satisfaction des hommes libres” qui seront valables pour l’ensemble du territoire, y compris quand celui-ci s’agrandira. En dessous se trouvent un ensemble de décisions qui auront certains effets quand certaines conditions seront remplies. Ce n’est pas pour tout de suite.

Vous constaterez qu’avoir édicté ces doctrines a fait perdre 60 points en influence politique, mais ces points remonteront peu à peu chaque mois. Enfin sachez que rien ne vous empêche de prendre des doctrines dans d’autres domaines que ceux attendus, ou de n’en prendre qu’une ou deux seulement, mais vous perdrez alors le bonus général.

Enfin, vous pourrez, en cours de partie, prendre les décisions que vous voyez listées (d’autres pourront se rajouter par la suite). Ces décisions pouvant déstabiliser le pays assez rapidement, on y touchera pas pour le moment.

Le génie des alpages

L’administration

elle est elle-même divisée en deux onglets, Gouvernorats et Provinces. Il s’agit des mêmes informations mais triées de deux façon différentes (par nom de régions sous la coupe d’un gouverneur ou par nom de province). Chaque province possède un certain nombre de population, des routes marchandes (actives ou non), sa loyauté vis à vis du pouvoir central, la nourriture disponible, le pourcentage de populations intégrées et celui de la pratique de la religion. Ces deux derniers indicateurs ne demandent qu’à tendre vers 100%, car plus nous aurons de population intégrée, et pratiquant notre religion, et plus ils resteront fidèles.

Vous pouvez rendre la province indépendante (mais cliente, c’est à dire sous votre coupe), modifier la politique du gouverneur vis à vis de la province (là encore tout va dépendre de la situation, en début de partie n’y touchez pas), ou encore automatiser le commerce dans cette région (pro tips : faites-le tout de suite, c’est toujours ça de moins à gérer et ça vous évitera d’être noyé sous les alertes).

Attention, chaque modification de la politique du gouverneur entraine un coût en influence politique (logique), et la populace n’apprécie pas des changements trop brutaux. Vous allez quand même changer la politique de l’Apulie en “Assimilation Culturelle”, seul 8% de la population est intégrée et qu’il vous faut la convertir d’urgence.

La technologie

Cet onglet regroupe les quatre arbres technologiques majeurs. ll s’agit de la recherche militaire, civique, oratoire et religieuse. Un pool de points (8 au départ) est disponible et peut être réparti comme vous le souhaitez dans chacune des branches. Comme toujours il faut débloquer la technologie précédente pour pouvoir accéder à la suivante.

Ce sont les nobles qui s’occupent de la recherche dans le monde romain, et nous avons justement quatre nobles “chefs de projet” de leur branche respective. Ils peuvent être remplacé en cas de décès ou suivant votre bon vouloir. La vitesse des avancées technologique dépendra de la satisfaction de la noblesse et de la bonne santé du pays.

C’est ici que vous pouvez choisir de spécialiser votre pays (comme on spécialise un personnage dans un jeu de rôle) ou au contraire d’essayer de trouver un équilibre technologique satisfaisant. Chaque technologie apporte des bonus, il est indispensable de bien les étudier avant de choisir une direction plutôt qu’une autre.

Pour commencer allez chercher “Entrainement professionnel” dans la branche militaire, elle vous permettra de créer les légions par la suite. Et ça ne vous coute que 4 points. Puis, avec les 4 points restants, allez débloquer “Pilum et Scutum” dans la branche des avancées civiques. Elle vous permettra de renforcer votre armée tout en améliorant le commerce au passage.

Un arbre technologique foisonnant

Auri sacra fames (économie)

Puisqu’on parle commerce, autant parler de l’économie. Dans Imperator : Rome il faut distinguer la trésorerie de votre pays, l’économie générale et le commerce avec ses routes d’importation et d’exportation.

Le trésor

C’est ce que contiennent vos coffres une fois que vous avez collecté les taxes et réglé vos factures. Vos nobles ont également une fortune personnelle, parfois supérieure à celle du pays. Malheureusement, vous ne pourrez pas tout leur prendre d’un geste et il faudra faire preuve de subtilité pour leur piquer du pognon.

L’économie

Comme on peut le voir sur cet onglet, l’économie est réduite à sa plus simple expression. Les dépenses à droite, les revenus à gauche, et le solde doit être positif. Pour le moment nous sommes en paix,vous pouvez donc réduire les dépenses liées à l’entretien de l’armée, de la flotte et des forteresses. Mais n’oubliez pas de leur allouer plus d’argent quand les hostilités débuteront. Rendez le commerce libre et les tributs légers, vous perdrez une ou deux routes d’importation mais ça améliorera l’opinion des dépendances à votre égard, et ça ne changera quasiment rien au solde final. Ne baissez pas les émoluments des membres de votre gouvernement, déjà qu’ils sont difficiles à satisfaire, nous n’allons pas nous rajouter une difficulté supplémentaire.

Le commerce

Exportations, importations, offres commerciales autorisées ou interdites mais aussi les surplus présents dans la capitale. C’est ici que les routes commerciales se gèrent. Pour le moment votre commerce est balbutiant et vous allez accepter tous les échanges en cochant la case idoine. Mais arrivera un temps où vous devrez faire attention à ce qui entrera et à ce qui sortira. Démunir l’empire de ses denrées les plus précieuses pour s’enrichir sera probablement une mauvaise tactique.

Puisque nous voyons le commerce, cliquez sur votre capitale. Comme vous pouvez le voir, la province de Latium a plusieurs routes commerciales disponibles mais aucune n’est utilisée. cliquez sur le bouton “importer” et sélectionnez au moins deux routes de métaux précieux. Le fait d’importer deux fois la même denrée permet d’avoir un surplus, ce qui octroie un bonus (lisez l’infobulle). Pour les routes restantes choisissez en fonction de leurs bonus, elles sont toutes intéressantes. Sachez que vous pouvez annuler et modifier les importations à votre convenance. Mais si vous entrez en guerre avec un pays, les importations s’annuleront de fait, donc révisez régulièrement vos routes commerciales pour ne pas être pris au dépourvu.

Les bâtiments

Toujours sur la fenêtre de votre province, vous avez un petit onglet vous proposant des constructions possibles. Si vous sélectionnez la cité de Rome, vous pouvez voir qu’il y a 7 constructions déjà effectuées et qu’il en reste 3 de disponibles. Marché, bibliothèque, aqueduc ou encore tribunal, ces constructions vont apporter des gains dans différents domaines, localement mais aussi parfois à l’ensemble du pays. Toutefois, les prix des bâtiments sont tout à fait prohibitifs pour le moment, vous ne pourrez vous les permettre que quand votre économie tournera à plein régime.

Ça a changé The Voice

Credo quia absurdum (religion & culture)

La religion et la culture sont deux piliers majeurs de toute l’antiquité, et particulièrement de Rome. Ce sont à travers elles que l’intégration des peuples a eu lieu, et que l’empire romain a pu étendre et imposer sa Pax Romana.

La religion

La foi romaine est de culture hellénique, elle est actuellement partagée par plus de 98% des romains, ce qui accorde certains bonus. En se développant et en conquérant d’autres pays, ce pourcentage est amené à baisser. C’est alors qu’il faudra prudemment convertir les pays à votre foi avant de continuer votre expansion.

Les quatre dieux tutélaires du panthéon romain sont représentés ici et accordent de nombreux avantages. Vous pouvez bien sur changer les dieux à votre guise, mais ce sera au prix d’une certaine instabilité dans la population et chez les religieux. Vous pouvez également convoquer un présage en désignant le dieu qui nous protègera. Un seul présage peut être présent à la fois et prend place pour les cinq ans à venir.

Pour le moment, nous n’avons qu’un seul site sacré et c’est le temple de Jupiter à Rome. Dans ce temple, il y a de la place pour deux reliquaires (trois potentiellement). Chaque relique vous apporte des bonus dans un domaine particulier. Changer les reliques vous fera passer pour un tyran mais pourra vous apporter d’autres avantages. Quand Rome se sera plus étendue, nous pourrons accueillir plus de reliques, construire d’autres temples et adopter d’autres divinités.

Comme vous n’allez pas entrer en guerre dans les 5 prochaines années, convoquez le présage de Mercure (en cliquant sur son portrait), il va nous permettre d’améliorer la production des citoyens et d’augmenter les revenus commerciaux.

La culture

Si la culture romaine est dominante, il en existe d’autres au sein de votre territoire. Vous les retrouverez toutes dans cet onglet. Ce n’est pas très utile en début de partie (vous n’avez que six cultures différentes au sein du territoire romain pour le moment), mais l’utilisation des filtres s’avèrera rapidement indispensable.

Chaque culture a un pourcentage de satisfaction, majoré ou minoré suivant certaines lois et décisions spécifiques, un droit civique qui lui est propre (c’est à dire jusqu’où un individu de cette culture peut s’élever dans la société romaine), sa population et la répartition de cette population dans les cinq positions sociales romaines. Ces cinq classes sont : tribale, esclave, libre, citoyenne et noble. Vous pouvez décider de permettre à telle culture d’occuper une classe supérieure mais cela peut avoir des conséquences négatives sur votre culture d’origine.

Vous noterez qu’un symbole signale si la culture est intégrée ou non. Pour le moment seule la culture romaine est intégrée. Toutefois, Il est vital pour votre expansion future que certains cultures le deviennent et qu’elles soient récompensées pour cela en augmentant leur position sociale. Elles vous fourniront plus de troupes, seront plus loyales et participeront plus volontiers à l’effort collectif. Mais attention, trop de cultures intégrées, et les romains de naissance se trouveront étrangers à leur propre pays et seront poussés à se révolter. Il sera toujours plus facile, et mieux accepté, d’intégrer des cultures appartenant à la même sphère culturelle.

“On se gèle” – Général Calorus

Senatus Populus Que Romanus (politique)

La politique au sens noble du terme, les relations diplomatiques, les petites perfidies et les pressions des grandes familles. Tout un monde d’intrigues, de vexation et de coups en douce s’offre à vous. Deux données majeures seront à surveiller : le score d’influence politique et celui de l’approbation du sénat.

L’influence politique

Cette donnée est très importante car elle permet de dépenser ses points afin de dire la loi. Elle sera pourtant pour influencer un gouverneur, pour édicter une doctrine ou pour négocier avec un pays voisin. Comme pour le trésor, le gain mensuel dépendra de nombreux facteurs et devra toujours rester positif.

L’approbation du Sénat

Sur une base de 50 points et pouvant aller de 0 à 100, il faudra composer pour continuer à satisfaire le sénat et conserver son soutien. Il est composé de trois tendances peu complémentaires et souvent opposées. Il s’agira donc de prendre des décisions qui équilibreront l’ensemble à défaut de contenter tout le monde.

Faites plaisir au sénat

Le gouvernement

Le régime

Le sénat romain est traditionnellement composé de trois camps. Les Optimates, qui cherchent principalement le profit et l’expansion tout en privilégiant l’élite. Les Boni, qu’on pourrait assimiler à des aristocrates centristes qui tiennent surtout à la stabilité du pays. Et enfin les Populares, qui se placent du coté du peuple pour pouvoir accéder aux plus hautes sphères du pouvoir. Actuellement, ce sont les Optimates qui ont le plus de représentants au sénat avec 58 sièges contre 31 pour les Boni et 11 pour les Populares. L’opinion qu’ils ont de vous est neutre (50) et va varier avec le temps. Essayer de satisfaire tout le monde sera extrêmement difficile et il faudra alors composer avec leurs demandes respectives. Sous chacun de leur “portrait” on découvrir certaines de leurs exigences qui, si elles sont satisfaites, feront augmenter leur approbation, au détriment souvent de celle des deux autres.

Les fonctions

Il s’agit de personnes haut placées qui aident à diriger le pays. Là encore, prenez le temps de vous familiariser avec les différents ministères. Au survol des portraits, apparaissent des petites fiches de personnage : âge, importance, fortune personnelle, loyauté, popularité, position politique au sénat, etc. Ces paramètres vont permettre de déterminer la pertinence de garder ou de remplacer tel ou tel ministre. Bien entendu plus la loyauté des ministres sera grande, et plus ils donneront des bonus dans leurs domaines de compétence. Il serait tentant de ne nommer que des sujets loyaux, mais nous ne tenons surtout pas à léser une des grandes familles (nous y reviendrons).

Les lois

Elles sont l’ossature de la civilisation. Il existe huit grands domaines législatifs, chacun proposant quatre lois différentes. Elles ne seront pas toutes disponibles au départ et les changements qu’elles induisent sont importants. Combinées avec l’arbre technologique, ces lois permettront à la nation d’obtenir de nombreux avantages. Dès que possible, c’est à dire dès que vous aurez gagné assez de points en influence politique, vous édicterez la loi “Comices centuriates”. Cette loi reçoit l’approbation des trois partis sénatoriaux et vous fait gagner 10 points d’approbation dans chaque parti. Elle permet surtout de baisser de 50% le coût de fabrication des revendications sur les territoires voisins, ce qui est très puissant car ces fabrications seront nos principaux casus belli. Une autre loi qui sera à promulguer au plus vite sera celle des “Réformes puniques” qui permettront de créer les redoutables légions romaines.

Les grandes familles

Les grands personnages de l’époque et les grandes familles sont présentés, fort logiquement, dans le panneau “Personnages & Familles”.

L’onglet des personnages vous permet de retrouver sous forme de liste l’ensemble des personnages importants du moment. Le moteur de recherche est assez puissant et vous pouvez affiner votre tri suivant un ensemble de paramètres. Un clic sur leur portrait vous affichera leur fiche de personnage complète ainsi qu’une partie “interactions” vous proposant un panel d’actions réalisables à leur encontre (allant de verser des pots de vin à tenter de les assassiner ou de devenir leur meilleur ami). Ces actions varient, en fonction de la position et de la culture du personnage vis à vis de vous.

Faites plaisir aux grandes familles

Nous allons nous attarder quelques instants sur cette fameuse fiche de personnage. Nous y voyons le portrait de la personne, son nom, son titre, sa culture, sa religion, ses traits de caractères (sous forme d’icone sous le portrait), son importance sénatoriale et vers quelle tendance il penche (Optimates, Boni ou Populares). Les autres données à prendre en compte sont sa loyauté (vis à vis de vous), sa popularité (vis à vis du peuple romain), son sens politique et sa corruption. Il a également quatre caractéristiques personnelles reprenant les quatre grands domaines : la guerre, la politique, la diplomatie et la religion. Ce sont ces caractéristiques dont vous devrez tenir compte pour la nomination éventuelle de ce personnage. Un général avec un score ridicule en Martialité sera une épine dans votre flan en cas de guerre. Pourtant vous n’aurez parfois pas le choix.

Le second onglet vous présente les familles qui comptent dans votre nation. Elles sont pour le moment au nombre de trois et ont chacune une certaine importance au sein de la société romaine. Il est extrêmement important pour vous de maintenir ces familles satisfaites. Pour ça il n’y a pas cinquante solutions : vous devez nommer leurs membres à des postes prestigieux : au sein du gouvernement, à la tête d’une armée ou comme chercheur de technologies. Au fur et à mesure de l’avancée de votre partie, vous serez probablement obligé de nommer des incompétents à des postes de pouvoir uniquement pour vous acheter les faveurs d’une famille. Triste réalité politique qui explique bien des choses.

Cedant arma togae (diplomatie)

La diplomatie est très importante et les diplomates sont respectés à l’époque romaine, principalement dans les cultures helléniques. La parole peut autant faire que la guerre et arrive parfois même à désamorcer des conflits. Ils sauront trouver les mots pour proposer des alliances, négocier un droit de passage pour vos armées ou même convaincre un roi étranger de s’allier à vous. Mais les diplomates serviront aussi d’espions et pourront, en échange de certains sacrifices pécuniaires par exemple, mener des actions clandestines comme inventer de toute pièce des revendications sur un territoire ou même soutenir la rébellion locale. Plus la région est éloignée de votre culture et de votre religion et plus il sera difficile d’agir sur son peuple et ses dirigeants.

Cliquez sur l’icone diplomatique puis sur n’importe quelle région du monde connu et vous aurez accès à tout ce que vous savez de ce pays. Attention toutefois, il s’agit d’informations parcellaires et vous resterez dans l’ignorance de la composition des forces armées ou de certaines de leurs alliances. Vous aurez toutefois accès à leur état d’esprit ou à l’attitude générale qu’ils adoptent vis à vis de Rome(typiquement et hors conflit l’attitude est principalement mercantile).

C’est aussi sur cette interface que nous pouvons, contre des points d’Influence politique, changer de posture vis à vis des autres peuples. Rome commence la partie avec une posture belliqueuse puisque nous ne nous cachons pas de nos intentions expansionnistes. Toutefois il peut être utile, à certains moments, de modifier cette posture et cinq choix s’offriront alors à vous. Le survol de ces différentes postures fera apparaitre plus d’information sur chacune d’entre elles. Ne changez rien pour le moment, même si votre diplomatie en souffre c’est la posture la plus utile en début de partie.

Exemple d’échec diplomatique

Si vis pacem, para bellum (guerre)

Comme dit le célèbre adage : si tu veux la paix, prépare la guerre. Et dans le cadre d’un but expansion et de contrôle des territoires, il est indispensable de bien se préparer.

Les effectifs

Ce sont nos hommes disponibles sur lesquels nous pouvons compter en cas de conflit armé. Leur nombre dépend de la population générale, mais également du nombre de provinces sous le contrôle de Rome, ainsi que des lois promulguées et, pour les levées, de la loyauté de chaque gouverneur.

L’expérience militaire

Elle reflète les connaissances martiales du pays. vous pourrez en dépenser les points pour faire adopter des traditions directement en lien avec la culture et les traditions romaines, mais ce n’est pas pour tout de suite. Il vous faudra tout d’abord effectuer plusieurs campagnes militaires.

L’expansion agressive

Cette donnée marque votre politique expansionniste et la façon dont les autres pays vous perçoivent. Si sa valeur monte trop, cela provoquera très probablement une coalition contre le danger que représentera Rome. Il s’agira de faire en sorte que les autres nations s’en rendent compte le plus tard possible en gardant, pendant un temps du moins, un score aussi bas que possible.

La lassitude de guerre

Les guerres trop longues, perçues comme injustes ou inutiles par la population et c’est le moral de l’armée qui en sera affecté. Là encore rien qui ne résistera à une bonne propagande ou à un sacrifice en l’honneur de Mars.

Les militaires

Trois volets principaux pour cette partie : les levées, les légions et les traditions. Les levées sont l’ensemble des troupes que vous pourrez appeler à combattre. Elles sont prises dans la population de chaque région. Il ne s’agit pas de troupes professionnelles comme le sont les légions, ce qui veut dire que ces militaires manqueront à la vie de la cité et à la production générale du pays quand ils partiront à la guerre. Et ils manqueront encore plus si ils ne reviennent pas du tout. Vous n’aurez pas la possibilité de les affecter à un poste spécifique, car ces troupes auront été choisies et réparties par leurs gouverneurs respectifs.

Les légions, à l’inverse, seront composées de militaires de carrière, entrainés et armés en conséquence. Ils seront vos troupes d’élite et le fer de lance du futur empire. Vous devrez, au moment de leur création, définir les postes de chaque unité et mettre au point la tactique générale qui vous semblera la plus adaptée.

Pour créer les légions, il faut débloquer les “Réformes Puniques” dans la section des lois. Ce ne sera possible qu’avec la technologie adéquate (dont nous avons parlé avant) mais également une fois que vous aurez débloqué le statut de “Puissance Régionale”, ce qui ne sera pas effectif tout de suite.

Le dernier volet concerne les traditions militaires. Ce sont des compétences octroyant différents bonus à nos troupes. Elles sont achetable via l’expérience militaire que nous gagnerons au fur et à mesure de nos campagnes. Ces traditions sont liées à notre sphère culturelle et intégrer de nouvelles cultures nous permettra, là encore, d’avoir accès à des tactiques nouvelles. Là encore, ce n’est pas pour tout de suite et je ne peux que vous conseiller de lire chaque description avec attention avant de faire votre choix.

Les mercenaires

Un certain nombres de compagnies de mercenaires sont en résidence permanente dans nos villes. Il sera peut-être utile de faire appel à eux parfois. Mais prenez garde car leurs tarifs sont prohibitifs et ils auront tôt fait de vider vos caisses de leur or. Chaque compagnie de mercenaires arrive avec sa propre formation, et parfois même son propre ravitaillement. Le choix d’un compagnie de mercenaire plutôt qu’une autre pouvant faire basculer une bataille, vous passerez en revue les points forts et les faiblesses de chacune d’entre elles avant de faire votre choix.

Des batailles comme vous n’en verrez pas

Déroulement d’une campagne militaire

Rassurez vous, nous n’allons pas détailler le déroulement complet d’une campagne, il y aurait beaucoup trop à en dire et ce chapitre est déjà bien trop long. Mais voici comment vous lancer en guerre.

Ouvrez le panneau diplomatique et cliquez sur la région que vous souhaitez attaquer. Bien entendu cliquer sur une des zones vous fera entrer en guerre avec le pays dans son entier. Une nouvelle fenêtre s’ouvre, elle a pour titre “Déclarer la guerre”. Un petit texte vous précise que déclarer la guerre est le dernier recours et que cela aura des conséquences sur la perception que les autres pays ont de vous. Si vous avez fabriqué une revendication, alors vous pourrez sélectionner celle-ci dans “But de guerre”. Sinon il s’agira uniquement de prouver votre supériorité, ce qui n’a aucun intérêt pratique avouons-le, je vous déconseille donc de le faire. En dessous vous découvrez les alliés connus de votre ennemi et vos alliés que vous souhaiterez, ou non, appeler à la guerre pour vous aider. Une fois que vous avez coché tout ce qui vous convient, on commence la guerre proprement dite.

Tout d’abord, vous constaterez que votre stabilité décroit, c’est inévitable en temps de guerre. Vous allez maintenant vous rendre dans la section militaire et lever vos troupes. Mobilisez celles qui vous intéressent et vous les verrez alors apparaitre sur la carte. Une sélection et déplacez-les pour qu’elles attaquent la cité ennemie la plus porche. Les unités se comptent en milliers et se déplacent de zone en zone. Si elles rencontrent des unités ennemies sur la même zone alors elles s’affronteront automatiquement. Une fois arrivées à ville ennemies, elles en feront un siège plus ou moins long.

En bas de l’écran à droite, près de l’écran des cartes, est apparu une nouvelle icone. Cliquez dessus et une fenêtre apparaitra avec la guerre en cours, les différents protagonistes, leurs forces et un bouton “Négocier la paix”. Cette fenêtre va permettre de mener les négociations. En effet plus vous gagnez de batailles et plus votre adversaire est affaibli et plus vous gagnez de points. Ces points vont permettre d’appuyer vos revendications. Une fois la paix négociable (donc après quelques batailles), vous pourrez sélectionner les termes de la paix (la plupart du temps acquérir un territoire) et les imposer à vos ennemis. Comme de juste, si vous perdez batailles sur batailles, ce sont vos ennemis qui vous forceront à accepter leurs conditions.

Une fois la guerre terminée, et si vous n’avez que des troupes mobilisées, pensez à les renvoyer chez elles reprendre leurs activités civiles.

Mare Nostrum (missions)

Les missions sont des tâches que vous pouvez choisir au sein d’un arbre de progression et qui sont en rapport direct avec votre pays. Elles vous donnent un but par étape et permettent de scénariser votre partie. Certains DLC, dont certains sont payants, ajoutent d’autres missions. Nous allons partir du principe que vous n’avez que le jeu de base et ses DLC gratuits.

En ouvrant la fenêtre des missions vous voyez les 3 premières taches. Seules deux de ces tâches sont sélectionnables, “Congrès panitalique” et “Encouragement de l’expansion”. Une seule tâche peut être lancée à la fois et il faudra la terminer avec succès pour en commencer un autre. Les tâches créeront un chemin cohérent de vos actions et vous permettront d’écrire votre histoire. Chaque tâche terminée vous apportera différents bonus et opportunités pour votre pays. Il n’y a pas de choix plus mauvais ou meilleur qu’un autre, lisez bien les descriptions et prenez ce qui vous parle le plus sur le moment. Choisissez “Encouragement de l’expansion”, une fois menée à bien elle vous donnera de nombreux casus belli potentiels sur le reste de l’Italie.

Les modérateurs de Canard PC voient arriver un raid sur twitch – Allégorie

In medio stat virtus (conclusion)

Je vais m’arrêter là pour ce guide déjà bien fourni. Il resterait encore des centaines de choses à voir, de subtilités à présenter et de conseils à donner. Comme tous les jeux de grand stratégie, les options sont nombreuses et les variations de gameplay presque infinies, mais je pense vous avoir donné de bonnes bases pour démarrer votre partie dans les meilleures conditions, et pour que vous puissiez avancer plus sereinement dans votre découverte de ce merveilleux jeu.

C’est l’un des plus décrié de la gamme Paradox, on le dit moins vaste qu’un Europa Universalis 4 et moins riche qu’un Crusader Kings 3. C’est sans doute vrai. Pourtant, de tous ces jeux, c’est celui que j’aime le plus et qui me donne envie de continuer malgré les difficultés. Sa représentation fidèle du monde antique et la période choisie y est sans doute pour beaucoup. La diplomatie est plus fragile, le peuple plus difficile à contenter, les guerres plus asymétriques et les conquêtes plus aléatoires, ce qui rend une saveur unique à l’ensemble.

Ou alors c’est tout simplement ma période préférée.

Respice post te! Hominem te esse memento!