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Elite Dangerous

vers l'infini et au delà

Genre :

Dernière MaJ : 23/02/2021

“Alors p’tit gars tu as eu ton joli permis du cercle des pilotes ? Ton petit vaisseau tout neuf là et tu veux venir jouer dans le grand bain ? Ben reste un instant et écoute moi, j’ai deux ou trois p’tits conseils à te filer.”

Dès mon entrée dans le bar miteux du spatioport Gordon Terminal, je savais que je faisais une connerie, mais bon je n’avais que quelques crédits et je ne pouvais pas me permettre de faire la fine bouche. Il fallait quand même que je reste prudent. Mes chers parents, impériaux jusqu’au bout des ongles, ne comprenaient déjà pas que je puisse quitter notre monde natal pour partir à l’autre bout de la bulle, alors si je revenais entre quatre planches, ils feraient surement la tête une bonne semaine.

Bref, je me suis assis au bar et il a pas fallu 2 minutes pour que ce vieux type mal rasé, avec l’air plus cuité que louche, ne vienne me prendre la tête.

le vaisseau de base, c’est pas la joie

Entrée en matière

“Tu vois l’Anaconda là dehors ? C’est ma beauté ! J’ai gagné chaque crédit à la sueur de mon front pour me la payer. Ouais mon gars ! Elle ne paye pas de mine comme ça, mais elle m’a emmené jusqu’au centre de la galaxie. Et ouais, j’ai vu le trou noir de Sagitarius A*, celui autour duquel nous tournons tous. Le Grand Œil !”

Du menton il me désigna un énorme vaisseau de l’autre coté de la baie. Il avait quand même dû connaitre des jours meilleurs le machin. Il était zébré de coups de laser, il avait la peinture qui s’écaillait un peu partout, et on distinguait à peine son identifiant.

“C’est ça votre vaisseau ?” J’essayais de faire la conversation. Après tout je n’avais pas grand-chose à faire et je me sentais un peu perdu face au regard usé du vieux briscard.

“Ouais, mais t’emballe pas, ce n’est pas demain la veille que tu pourras te payer un monstre pareil. Mais si tu m’écoutes p’tit gars, p’têtre que tu pourras quand même tirer ton épingle du jeu. Parce que tu vois ce n’est pas comme à l’académie ici. Tu n’as rien sans rien. Viens on va se foutre à une table. Tu as faim ? Moi j’ai faim. Et puis j’ai soif. Ne fait pas ton radin p’tit gars.”

Il se dirigea d’un pas chancelant vers une table libre dans le fond, tout en faisant signe à une serveuse. La commande passée et les premières bouchées avalées, il me considéra d’un œil plus alerte.

“On va dire que je vois tout, ok ? Tu me diras si je me trompe. On va dire que tu viens d’arriver à Gordon Terminal, que tu viens de finir l’académie et que le cercle des pilotes vient de te remettre ta première mission. Du coup tu as apponté à moitié en travers avec ton joli petit Sidewinder, tu as remis ton joli ordre de mission et tu te retrouves avec un peu de fric, plein de temps libre, et tu ne sais pas trop quoi foutre, j’ai bon ?”

Jusqu’ici il avait tout bon, je me contentais donc de hocher la tête en buvant une gorgée. J’étais un peu déçu d’être aussi transparent et vaguement inquiet. Je devenais un petit poisson au milieu des requins. Une cible facile. J’ai dû faire une drôle de tête, car il m’a mis une grande claque dans le dos en rigolant fort et a rajouté : “T’en fais pas on est tous passé par là. Ne laisse personne te dire le contraire. Autour de toi y a que des gens qui ont été miteux à un moment ou à un autre.”

ça sera pas pour tout de suite

L’équipement de base

“Tu as rendu ta première mission ? Bien, tu as un peu de sous alors. Si je me souviens bien ton Sidewinder a un petit bouclier, deux lasers, une soute de 4 places, un ordinateur d’appontage avancé et une super navigation assistée. Profites-en pour virer le bouclier qu’ils t’ont filé et achète une deuxième soute à 4 places. Du coup tu devrais aussi prévoir un petit bouclier de taille 1 en remplacement. Prends aussi un récupérateur de carburant en 1 si tu peux, c’est très utile pour ne pas se retrouver en panne après un saut entre deux systèmes solaires. Puisqu’on parle de récupérer du carburant en tournant autour d’une étoile, tu vas prendre un dissipateur de chaleur, ça sauve la vie.”

De l’automatisme

Tous les cadets de l’académie se moquaient de ceux qui avaient besoin des ordinateurs d’assistance, ils les traitaient de noob et autres sobriquets peu sympathiques. Pourtant cette technologie m’attirait. Je lui posai alors directement la question et je lui fis part de mes craintes.

“Laisse-les dire. Ils se croient les plus malins et font les fier-à-bras, mais déjà personne n’est dans le cockpit avec eux pour vérifier et crois-moi sur parole, après un long voyage t’es bien content d’avoir un autopilote ou que ce soit la station qui prenne le relais pour apponter. Si un jour tu veux faire le malin et que tu te sens suffisamment à l’aise avec tout ça tu pourras les virer, mais pour le moment ça t’évitera bien des problèmes. Donc, n’oublie pas, quand tu arrives sur une station tu dois être dans un rayon de 7.5 km ou moins pour faire une demande d’appontage, et quand tu as l’autorisation tu mets tes moteurs à zéro et tu laisses ton ordinateur prendre le relais. Et pareil pour le décollage bien entendu.”

Le vieux me regarda du coin de l’œil, prit une lampée et continua son monologue.

“Ah ouais j’ai failli oublier. Vu que pour le moment t’as pas trop de fric, ne dépasse pas la classe D dans le matos que tu mets dans ton vaisseau. Le D c’est le meilleur compromis, c’est assez costaud et pas trop lourd. Et le poids de ton vaisseau c’est ce qui va déterminer à quelle distance tu peux sauter. Compris ? Bien. Je vais maintenant te causer un peu plus du ravitaillement !”

Vous changerez souvent de matériel pendant votre partie. Tous les équipements ne sont pas en vente dans toutes les stations. Pensez donc à stocker certains modules plus "rares" dans votre hangar. Vous pourrez alors vous les faire livrer, contre des crédits, dans n'importe quelle autre station de la galaxie qui possède un hangar. 

Remplir son réservoir

“Je suppose qu’on t’as pas parlé de ça non plus hein ? Tu vas voir ce n’est pas si compliqué. Le principe est de rester en super navigation autour de l’étoile pour récupérer de l’énergie. Mais faut pas que tu t’en approches trop sinon tu crames. Donc la première chose à faire est d’afficher les orbites. Pour ça tu ouvres ton panneau de droite et tu vas dans l’onglet de ton vaisseau. Tu devrais facilement trouver afficher les orbites et tu mets sur oui. À partir de ce moment là tu verras les orbites des planètes et des étoiles. L’astuce sera donc de tourner autour de l’étoile sans dépasser l’orbite.”

Il prit son Comlink© et me montra alors une photo de son cockpit.

on reste bien dans cette position

“Tu vois la ligne d’orbite là, tu te sers de ce que t’affiche ton HUD et tu laisses la mention récupérateur carburant actif sous la ligne jaune de l’orbite. Et tu pousses les moteurs dans la zone bleu niveau puissance. Avec ça pas de soucis, tu ne crameras pas. Et si des fois tu te loupes et que la température commence à grimper, tu lanceras un dissipateur thermique. Mais n’attends pas trop, lance-le dès que tu es autour de 90%, sinon la carlingue de ton vaisseau souffrira trop.”

Je l’interrogeais alors sur la nature des étoiles à carburant, durant ma formation on nous avait appris que seules les classes O B A F G K et M étaient utiles au ravitaillement.

“On t’a bien appris alors. Il y a aussi les étoiles à neutron mais je serais toi j’approcherais pas tout de suite de ces saloperies. Elles te vaporisent comme ça !”, joignant le geste à la parole, il claqua des doigts devant mon visage.

Préparer son voyage

“Pour être sûr de bien préparer ton itinéraire et pas te retrouver en panne dans un système sans stations, tu vas ouvrir le panneau de gauche de ton HUD, tu vas cliquer sur carte de la galaxie puis sur l’avant-dernier onglet. C’est facile il y a des petites étoiles dessus. Puis tu cliques sur carte puis sur l’option type spectral. À partir de là tu décoches toutes les étoiles qui ne sont pas du type OBAFGKM. Tu n’oublieras pas non plus de laisser coché le appliquer filtre à l’itinéraire sinon on aura fait tout ça pour rien. À partir de maintenant ton ordinateur de bord calculera un itinéraire en passant uniquement par des étoiles de ces types-là et donc tu pourras y faire le plein sans problème.”

une carte de la galaxie touffue

Il s’arrêta une minute pour consulter des messages sur son Comlink©.

“Tiens ça me fait penser p’tit gars, puisqu’on est dans la carte de la galaxie, tu vas aussi régler l’ordinateur de bord. Pour ça tu cliques sur le 2e onglet en partant de la gauche. Le symbole c’est trois petits points reliés par des traits. Tu l’as ? Ok. Tu as juste à aller cocher itinéraires les plus rapides dans la section données de saut. Comme ça tu seras sûr que l’ordinateur prendra en compte la puissance de ton vaisseau. La bonne nouvelle c’est que même si tu changes de vaisseau tu n’auras pas à refaire la manip !”

Les conseils devenaient plus précis et dépassaient ce qu’on m’avait appris à l’académie. Comment avaient-ils pu nous lâcher dans la nature comme ça ? Je ravalais ma bile et me concentrais sur les paroles du vioc.

Les forces en présence

“Tu vois petit, la bulle, c’est-à-dire là où l’humanité est majoritairement présente, est déjà assez vaste comme ça, même si elle ne représente qu’une toute petite partie de la galaxie. Et on arrive quand même à se foutre sur la gueule. Vu ton apparence et ta façon de causer, je dirais que tu es un impérial. Mais il y a aussi la Fédération, vos ennemis intimes si j’ose dire. On a aussi l’Alliance, composé d’un tas de systèmes qui ont tous une idée différente sur ce qu’il faut faire, mais qui ont décidé de le faire ensemble. Et on a les indépendants, des systèmes qui ne se revendiquent de personnes et qui vont de la neutralité totale à la piraterie la plus crasse. Tu feras gaffe sur quelle station tu te poses quand même…

Des fois tu bosses pour le type qui t’a engagé bien sûr, mais aussi pour sa faction. Et au-delà de ça tu peux aussi bosser pour une des 4 forces majeures. Et puis des fois tu bosseras pour une faction qui est en guerre avec une autre faction, mais qui sont pourtant tous les deux de la fédération par exemple. Un sac de nœuds hein ? Pour le moment tu t’en fous, personne ne te connaît et n’intéresse personne, mais dans quelque temps tu prendras garde à ce que tu accepteras ou pas de faire, et surtout pour qui tu le feras.

Parfois bosser pour une faction fera baisser ta réputation pour une autre. Et parfois dans la même station. Autre bizarrerie, tu pourras sans problème être apprécié par la fédération, par l’empire et par l’alliance. Ils sont ennemis, mais visiblement ce n’est pas très grave que tu sois pote avec tout le monde. Il existe également un moyen spécifique de soutenir une faction précise, ça apporte pas mal d’avantages, mais également des tonnes d’emmerdements. Je ne vais pas t’en parler. Ce n’est pas pour les débutants, et même les vieux de la vieille comme moi ne touchent pas à ça avec un bâton.”

Le roleplay est une part importante du jeu. C'est un bac à sable immense et il y a tant de chose à faire que créer un personnage, avec son histoire et ses motivations, vous permettra de vous donner un but. Dans le cas contraire vous ne ferez que dériver dans l'espace et vous allez vite vous ennuyer.

Les missions

“Faut que tu te fasses du fric mon p’tit gars ! Y a pas à chercher, si tu veux t’équiper correctement et surtout ne pas trainer trop longtemps avec ton vaisseau moisi, va te falloir du crédit dans la poche. Pour ça t’as pas trois mille solutions, faut accepter les missions de merde que tu trouveras sur les stations. Consulte donc le tableau des missions pendant qu’on cause.”

J’ouvrais mon Comlink© et je consultais le tableau en question. Il y avait tout un tas de gens qui proposaient des tas de trucs différents. La plupart ne semblaient pas pour moi, ils ne me faisaient pas encore assez confiance.

“Déprimant hein ?” Le vieux s’était penché sur mon épaule et lorgnait mon écran.

de nombreuses missions disponibles partout

“T’inquiète pas, c’est toujours comme ça quand on arrive dans une station. Personne ne nous connait, personne ne veut rien nous confier à part des boulots de merde. Va falloir t’y habituer. Pour le moment on va regarder le transport. C’est simple, sans trop de danger et tu pourras leur montrer que tu es digne de confiance. Choisis donc transport dans la liste déroulante en haut à gauche. Bon ok y a pas grand-chose pour le moment. Si jamais il n’y a vraiment rien va te pieuter et revient plus tard, après avoir déconnecté un moment d’autres missions apparaissent.”

Il fit défiler un peu les missions en marmonnant.

Il existe 3 modes de jeu pour Elite:Dangerous. Le monde ouvert (en gros le mode PVP), le mode groupe (un groupe restreint ou important de joueurs) et le mode solo (PVE). Il s'agit de la même galaxie, les événements sont communs et on peut switcher d'un mode à l'autre en un clic. Je ne joue quasiment qu'en mode solo et groupe mais d'autres pilotes ne jouent qu'en mode ouvert. À vous de trouver ce qui vous correspond. 

Premières missions

“Ah ben tiens celle-là c’est bien : Transfert de données stratégique ! Ces missions sont pratiques parce qu’elles ne te demandent pas d’avoir de soute. Ce sont des données qui sont téléchargées directement dans ton ordinateur de bord. Tu peux donc en prendre beaucoup et te prévoir ton petit circuit. Le truc c’est de ne pas faire la fine bouche, tu prends ce qu’on te donne pour le moment. Là je vois que tu as plusieurs missions de transport de données. Avant de les accepter, tu liras bien leur description et surtout la distance entre l’étoile d’arrivée et la station sur laquelle tu dois rendre la mission. Si la distance entre l’étoile et la station dépasse les 30 000 sl c’est pas très intéressant. Tu seras mieux payé, mais le temps te semblera bien long pour arriver jusque là. Ou alors prévoit un truc à faire à côté, lire un bouquin, regarder un film…”

Fasciné par son flot de paroles, j’obtempérais et acceptais toutes les missions ingrates qu’on voulait bien me confier. Je me retrouvais bien vite avec 7 missions et un ordinateur chargé de données stratégiques visiblement très importantes pour tout un tas de gens.

des missions comme si il en pleuvait

“Comme tu peux voir, tu as un temps limité pour accomplir tes missions. En général tu as 24h, ce qui est largement suffisant. Mais ne traine pas trop en route quand même. Pour voir où sont tes missions, tu dois ouvrir la carte de la galaxie. Et là miracle tu auras des tas de petits points bleus avec une jolie icône dessus. Ce sont les systèmes stellaires où tu dois rendre tes missions. Là il y a plusieurs écoles. Tu peux soit faire toutes tes missions et revenir à ton point de départ pour en prendre d’autres. C’est pas un mauvais deal vu que ta réputation aura augmenté et qu’on te proposera de meilleures missions. Ou alors tu peux prendre de nouvelles missions dans chaque station où tu iras, ce qui fait que tu ne voleras jamais à vide. C’est vraiment comme tu le sens. J’ai toujours choisi la première option, je préfère travailler avec des gens que je connais et qui me connaissent, y a la confiance tu vois…”

Le vieux leva la tête et bloqua un instant sur un type qui venait d’entrer dans le bar, un autre jeune tout juste arrivé qui roulait des mécaniques en regardant la salle comme si elle lui appartenait. Il le considéra longuement, secoua la tête d’un air navré puis revint à notre conversation.

Le pilotage de vaisseaux étant le cœur du jeu je ne saurais trop vous conseiller d'investir dans un joystick. Le jeu est tout à fait praticable au pad du type xbox ou au clavier uniquement, mais le joystick apporte une autre dimension. J'ai pour ma part un Thrustmaster à 20€ (pénurie de matos oblige) et rien qu'avec lui, la différence en jeu est importante. Bien sur l'idéal étant d'avoir un hotas digne de ce nom. 

Monter en gamme

“Ces missions-là ça ira un temps. Tu vas vite trouver ça monotone. Et c’est là que tu auras envie de faire des trucs plus excitants. C’est là aussi que tu te feras avoir. Parce que tes nouveaux amis là, ils vont te proposer de jolies sommes pour aller buter un mec, ou faire la chasse aux pirates. Tu peux si tu veux, mais je te le déconseille pour le moment. T’es pas équipé. Accumule tranquillement des crédits et achète-toi un vaisseau un peu plus gros, comme le Hauler ou le Adder. N’oublie pas non plus de te laisser un peu de marge pour les équiper correctement, parce qu’ils sont livrés avec du matos de base moisi. Tu feras gaffe à récupérer et foutre à l’entrepôt les modules qui composent ton vaisseau actuel. Pas ceux de base bien sûr, mais ceux que tu as acheté, histoire de pas les payer 2 fois. J’ai perdu un fric dingue à racheter des modules que j’avais pourtant déjà payés dans mon précédent vaisseau, ne fais pas la même erreur.”

Pendant que je l’écoutais, je me disais que je n’allais pas faire le facteur de l’espace très longtemps. Je voulais voir des mondes lointains, me poser sur des planètes mystérieuses et aller chercher des traces des civilisations perdues. Mes yeux ont dû se remplir d’étoiles, car le vieux m’a brutalement sorti de ma rêverie éveillée.

“Quand tu te seras fait assez de fric, tu pourras penser à faire n’importe quoi, mais pour le moment écoute ce que j’ai à te dire sur le monde qui t’entoure.”

Je ne pouvais qu’acquiescer. Voir la galaxie avait été mon moteur pendant toutes ces années à m’ennuyer sur Bragur 5 dans un petit bureau de l’administration impériale. Aller voir les vaisseaux décoller du spatioport avait été ma seule distraction pendant tant d’années. Mais je sentais que la galaxie ne me tendait pas bras amicaux, contrairement à ce que les publicités du cercle des pilotes affirmaient.

I’m Batman

Le transport de passagers

“Une fois que t’es un peu plus connu et apprécié dans la station, l’autre façon de te faire du fric rapidement sera le transport de passager. Ouais je sais t’as pas signé pour être corvéable à ce point, mais c’est ça le truc mon gars, tu as signé pour rien du tout !

Pour commencer, va dans la salle d’attente de la station. Là tu trouveras des tas de clampins qui veulent aller n’importe où. Certains sont juste en transit, d’autres sont des touristes. Ces mecs-là ils payent bien, mais ils sont exigeants. Parfois ils seront tellement exigeants que tu auras envie de les foutre dans l’espace. Sauf que tu ne feras pas ça parce que ça se saurait et ça serait mauvais pour ton image, crois-moi sur parole.

Pour transporter ces co… ces types, tu dois avoir une cabine qui leur convient. Certains ont des gouts de luxe, d’autres s’en foutent complètement. Tu pourras acheter des cabines dans certaines stations uniquement, mais tu auras des touristes partout. Là encore personne ne se fiera à toi si on te connait pas, donc autant rester un peu toujours au même endroit pour faire progresser ta réputation et avoir des opportunités de plus en plus intéressantes.”

Le transport de passagers peut être une activité à part entière dans Elite:Dangerous. Les exigences et les demandes absurdes de certains passagers vous amèneront dans des coins surprenants. C'est un de mes modes préféré car il apporte de la variété et une bonne part d'aléatoire à vos missions.

Un touriste à la fois

“Là encore lis bien l’ordre de mission parce que certains sont vraiment casse bonbon, d’autres sont des peureux, d’autres au contraire sont des sales types… Et tu en profiteras pour avoir de la soute disponible, parce que parfois ils transportent des saloperies ou bien ils veulent ramener des souvenirs. Prévois un vaisseau pas trop petit du coup.

Te disperse pas quand tu transportes des passagers. Concentre-toi sur ce qu’ils veulent et si tu accompagnes un touriste n’oublie pas de lire ce qu’il t’écrira dans ta boite de messages.

Et puis les touristes t’amèneront visiter de chouettes coins. Alors à tout prendre c’est plutôt une bonne chose.”

Devenir chauffeur de bus de l’espace ne me tentait pas plus qu’être facteur. Pourtant je sentais bien que c’était un passage quasiment obligé vers de plus grandes aspirations. Et puis comme l’avait souligné le vieux, si ça me permettait de voir la galaxie…

Pourtant j’étais un peu frustré. Je pensais accomplir de grandes choses, découvrir des lieux inconnus, repousser les frontières de l’humanité, et tout ce qu’on me proposait c’était de transporter des données, du matériel, ou des gens. L’alcool et la fatigue aidant, je m’en suis ouvert à mon mentor.

“Je te comprends p’tit gars, tu as de l’ambition c’est bien. Mais si tu veux faire un truc utile pour te changer de ton quotidien, tu peux toujours être sauveteur !”

transporter des gens c’est surtout une histoire de confiance

Pin-pon dans l’espace

“Pour ça c’est un poil plus compliqué et souvent ça ne rapporte pas grand-chose, mais c’est très gratifiant et tu te feras beaucoup d’amis. Et les amis qu’on se fait en chemin, c’est le plus important non ?”

Je me demandais s’il ne se payait pas un peu ma tête quand même. Même si être sauveteur semblait toujours plus prestigieux que jouer au transporteur, j’avais du mal à voir où il voulait en venir.

“Tu as entendu parler de Medicorp ? Non ? Tu en entendras parler un jour ou l’autre. C’est une faction créée par des pilotes qui se propose de venir en aide partout où c’est possible. Ils n’ont pas d’armes, c’est la règle de base. Leur but premier est de trouver et de ramener les nacelles d’évacuations qui dérivent dans l’espace après certains combats. Mais il font également beaucoup d’autre chose comme secourir les gens dans les stations attaquées, transporter du matériel ou du personnel médical, et tout ce que tu auras envie de faire tant que tu apportes de l’aide et pas de la destruction. Pour faire partie de ce groupe tu as juste quelques règles à respecter, ne pas avoir d’armes offensives ou défensives, nommer et équiper correctement ton vaisseau et, si tu le souhaites peindre ton vaisseau en rouge et blanc. Tiens je vais te filer toutes les infos sur ton link, tu pourras consulter ça plus tard.”

Le vieux m’envoya le lien que mon Comlink© s’empressa d’afficher http://medicorp.edtfm.com/index.php?choix=rubrique&rubrique_id=193 . Puis il bailla, s’étira comme un chat arthritique et regarda au fond de son verre vide.

Jouer aux sauveteur est très gratifiant. Un vaisseau correctement équipé, portant les couleurs de medicorp, vous apportera son lot d'aventures et d'émotions. En particulier pendant les conflits. Aller sortir des gens d'une station en flamme, ou de récupérer des nacelles d'évacuation au milieu d'une bataille, sont des moments dont vous vous souviendrez longtemps. C'est également une excellente alternative pour les pilotes pacifistes.

“Tu sais p’tit gars, je pourrais encore te parler pendant des heures de ce que tu peux faire au milieu des étoiles. Tu pourrais miner des astéroïdes, défendre des convois ou, au contraire, les attaquer, tu pourrais faire du commerce, légal ou illégal, tu pourrais entrer dans une équipe ou rester solitaire. Tout est possible ici, tout. Mais n’oublie pas que tu n’es qu’un poussière dans l’infini et que l’univers continuera de tourner, avec ou sans toi.

Alors fait gaffe à toi petit, ouais, parce que personne ne fera gaffe pour toi.”

The beginning of the end

Il me remercia pour le repas et sortit du bar en titubant. Je regardais ma montre, il m’avait parlé pendant seulement une heure et pourtant j’avais l’impression d’être mieux armé que jamais pour affronter la galaxie et ses dangers. Je me dirigeai vers le bar pour régler l’addition et retournai à mon vaisseau, soulagé de quelques crédits, mais fort de nombreux conseils. De nombreux aspects de la vie d’aventurier galactique m’échappaient encore, mais je savais au fond de moi que ce vieux m’avait fait le plus beau des cadeaux : il m’avait permis de voir tout ce qu’il me restait à apprendre.

dans l’espace quelqu’un vous entend crier